Dimanche 2 août 2026Tourisme et découverte du Cantal

Les gorges de la Jordanne : nature et fraîcheur près d’Aurillac

Dans cet article

  • La vallée de la Jordanne s’étire sur environ 25 kilomètres entre le Puy Mary et Aurillac, offrant l’un des défilés les plus spectaculaires du Cantal
  • Les gorges proprement dites se parcourent sur 7 km de route encaissée entre Saint-Cirgues-de-Jordanne et Mandailles-Saint-Julien
  • L’accès aux gorges est libre et gratuit toute l’année ; plusieurs aires de stationnement jalonnent la D17
  • La température de l’eau oscille entre 8 et 14 °C en été : baignade possible dans quelques vasques naturelles, mais fraîcheur garantie
  • Comptez au moins 3 boucles de randonnée de 2 à 6 heures accessibles directement depuis la route des gorges
  • La vallée abrite une biodiversité remarquable : loutre d’Europe, cincle plongeur, truite fario sauvage et plus de 120 espèces de fougères et mousses

Présentation de la vallée de la Jordanne

Je vis à Aurillac depuis quinze ans, et la vallée de la Jordanne reste l’échappée que je recommande en premier à quiconque débarque dans le Cantal. À moins de dix minutes du centre-ville, la route s’enfonce dans un couloir de verdure si dense qu’on oublie instantanément la ville. La Jordanne, rivière de première catégorie longue d’environ 35 kilomètres, prend sa source sur les flancs du Puy Mary à plus de 1 700 mètres d’altitude, puis dévale vers Aurillac où elle rejoint la Cère.

Ce qui rend cette vallée si particulière, c’est la rapidité de la transition : en quelques virages, la route départementale D17 passe d’un fond de vallée agricole à un défilé rocheux où les parois de basalte et de phonolite se resserrent jusqu’à ne laisser que le passage de la rivière et de la chaussée. Les gorges stricto sensu s’étirent sur environ sept kilomètres, entre le hameau de Lascelle et Saint-Cirgues-de-Jordanne, mais la vallée entière mérite l’exploration jusqu’à Mandailles-Saint-Julien, porte d’entrée du cirque glaciaire qui mène au sommet du Puy Mary.

Contrairement à d’autres sites cantaliens qui exigent une longue approche, la vallée de la Jordanne se prête aussi bien à une simple balade en voiture qu’à une journée complète de randonnée. C’est cette accessibilité, combinée à une beauté naturelle préservée, qui en fait un incontournable pour quiconque souhaite découvrir les trésors du Cantal.

La D17 serpente au fond des gorges entre parois de basalte et forêt de hêtres
La D17 serpente au fond des gorges entre parois de basalte et forêt de hêtres

Géologie et formation des gorges

Pour comprendre le paysage des gorges, il faut remonter à l’histoire du stratovolcan cantalien, le plus vaste d’Europe par sa superficie. Il y a environ 7 à 2 millions d’années, des éruptions successives ont empilé coulées de basalte, projections de cendres et intrusions de phonolite sur un socle granitique et gneissique bien plus ancien. La Jordanne a ensuite creusé son lit dans ces couches superposées, exploitant les failles et les différences de dureté entre les roches.

Les parois que l’on observe aujourd’hui dans la partie la plus resserrée des gorges sont essentiellement constituées de basalte en orgues et de brèches volcaniques. Par endroits, des filons de phonolite, roche plus dure et plus claire, forment des éperons résistants autour desquels la rivière a dû contourner son cours. Le résultat est une succession de méandres encaissés, de marmites de géant et de petites cascades qui rythment la descente.

Les glaciations du Quaternaire ont achevé le modelé de la haute vallée. Le cirque de Mandailles, en amont, porte les traces évidentes d’un ancien glacier : moraines latérales, vallée en auge, verrous rocheux. C’est ce même glacier qui a surcreusé le lit de la Jordanne et laissé, en se retirant, les blocs erratiques que l’on croise encore sur les sentiers. Pour qui s’intéresse à la géologie volcanique du Cantal, la vallée de la Jordanne offre un condensé pédagogique remarquable, complémentaire des panoramas visibles depuis le Plomb du Cantal. Le massif cantalien décrit par les géologues trouve ici l’une de ses plus belles illustrations de terrain.

Accès, stationnement et itinéraire routier

Depuis le centre d’Aurillac, prendre la D17 en direction de Mandailles. La route est bien fléchée dès la sortie sud-ouest de la ville. On traverse d’abord Lascelle, puis le décor change rapidement à mesure que la vallée se resserre. L’ensemble du parcours routier jusqu’à Mandailles-Saint-Julien représente environ 25 km et 35 minutes de conduite tranquille.

La D17 est une route étroite mais correctement entretenue, avec quelques passages où le croisement de deux véhicules larges demande de la vigilance. Je déconseille les camping-cars de plus de 7 mètres dans la partie la plus encaissée. En revanche, la route est un régal pour les motards : virages serrés, cadre somptueux et revêtement correct. Elle figure d’ailleurs parmi les itinéraires recommandés pour découvrir le Cantal à moto.

Point d’arrêt Distance depuis Aurillac Stationnement Intérêt principal
Lascelle 8 km Parking église (10 places) Entrée de la vallée, église romane
Saint-Cirgues-de-Jordanne 14 km Parking gratuit centre (20 places) Cœur des gorges, départ de sentiers
Aire de pique-nique des gorges 17 km Aire aménagée (15 places) Accès rivière, tables et bancs
Mandailles-Saint-Julien 22 km Parking gratuit (30 places) Cirque glaciaire, départ Puy Mary
Col du Pas de Peyrol (Puy Mary) 35 km Parking payant (5 € en saison) Sommet du Puy Mary, panorama 360°

En été, les parkings de Saint-Cirgues et de l’aire de pique-nique se remplissent dès 10 h 30 les week-ends ensoleillés. Je recommande d’arriver avant 9 h ou après 16 h pour profiter du calme. Hors saison, aucun problème de place.

Pour ceux qui préfèrent le vélo, la vallée se prête magnifiquement au vélo à assistance électrique. Le dénivelé cumulé d’Aurillac à Mandailles avoisine les 600 mètres, ce qui reste sportif en vélo classique mais très agréable en VAE. Plusieurs loueurs à Aurillac proposent des VAE adaptés à la montagne.

Les plus belles randonnées dans la vallée de la Jordanne

La vallée de la Jordanne est un terrain de jeu exceptionnel pour la randonnée, avec des parcours qui vont de la promenade familiale d’une heure à la traversée de crêtes exigeante. Voici les itinéraires que je recommande après les avoir parcourus à de multiples reprises.

Randonnée sur les crêtes au-dessus de la vallée de la Jordanne, avec vue sur les sommets cantaliens
Randonnée sur les crêtes au-dessus de la vallée de la Jordanne, avec vue sur les sommets cantaliens

La boucle des gorges depuis Saint-Cirgues

C’est la randonnée emblématique de la vallée. Le sentier longe la Jordanne sur sa rive gauche, monte à travers une forêt de hêtres et de sapins, puis rejoint un chemin de crête offrant des vues plongeantes sur les gorges avant de redescendre au village. Comptez 2 h 30 à 3 h pour 8 km et 350 mètres de dénivelé positif. Le balisage jaune est bien entretenu. Accessible dès le printemps, ce circuit convient aux familles avec enfants à partir de 7-8 ans.

Le sentier de la cascade de Liadouze

Au départ de Mandailles, ce court sentier (aller-retour 45 minutes) mène à une cascade d’une quinzaine de mètres particulièrement spectaculaire après les pluies de printemps. Le chemin est escarpé sur les derniers 200 mètres : bonnes chaussures indispensables. C’est l’une des plus belles cascades du Cantal, encore relativement méconnue.

La grande boucle Jordanne par les crêtes

Pour les randonneurs aguerris, cette boucle de 18 km et 900 mètres de dénivelé relie Mandailles au Puy de la Tourte, longe la crête jusqu’au col de Cabre, puis redescend par la vallée voisine avant de revenir par le fond de la Jordanne. Comptez une journée complète (6 à 7 heures) de marche. Les vues sur le cirque glaciaire et, par temps clair, sur la chaîne des Puys, sont inoubliables. Cette randonnée rejoint par endroits le tracé du GR 400, le grand tour des volcans du Cantal.

Le chemin des burons de la Jordanne

Depuis le hameau du Falgoux en haute vallée, un sentier pastoral dessert plusieurs burons restaurés, ces anciennes cabanes de bergers typiques de l’estive cantalienne. La boucle fait 10 km pour 450 mètres de dénivelé et prend environ 4 heures. C’est l’occasion d’observer le paysage de la transhumance et des traditions pastorales qui façonnent la vallée depuis des siècles.

Baignade et activités au fil de l’eau

La question revient chaque été : peut-on se baigner dans les gorges de la Jordanne ? La réponse courte est oui, mais avec quelques précautions. La Jordanne n’est pas une rivière de plaine : son eau, issue de la fonte des neiges et des sources d’altitude, dépasse rarement 14 °C même en plein mois d’août. Certaines vasques protégées par la roche, exposées au soleil de l’après-midi, peuvent atteindre 16 °C lors des canicules, mais c’est l’exception.

Les meilleurs spots de baignade se situent dans la partie aval des gorges, entre Saint-Cirgues et Lascelle, où la rivière forme des bassins naturels de 1 à 2 mètres de profondeur. Les plus connus sont accessibles depuis l’aire de pique-nique des gorges. Je recommande de toujours tester la profondeur avant de plonger : le niveau peut varier considérablement selon les précipitations récentes.

La baignade dans la Jordanne n’est ni interdite ni officiellement surveillée. Elle se fait sous la responsabilité de chacun. Après un orage, les crues peuvent être soudaines et violentes : si l’eau se trouble ou monte, il faut quitter le lit de la rivière immédiatement.

Pour les amateurs de sensations plus engagées, la haute Jordanne au-dessus de Mandailles offre un parcours de canyoning coté v3a3 dans les référentiels spécialisés, avec des rappels, des toboggans naturels et des sauts. Ce parcours exige un encadrement par un professionnel diplômé. Plusieurs prestataires basés à Aurillac et au Lioran proposent des sorties encadrées de mai à septembre.

La pêche à la truite est l’autre grande activité aquatique de la vallée. La Jordanne est classée en première catégorie piscicole et abrite une population de truites fario sauvages qui fait la fierté des pêcheurs locaux. La carte de pêche départementale est obligatoire ; elle s’achète en ligne sur le site officiel de la carte de pêche ou chez les dépositaires à Aurillac. La saison court du deuxième samedi de mars au troisième dimanche de septembre.

Faune, flore et biodiversité remarquable

La vallée de la Jordanne bénéficie d’un microclimat humide et ombragé qui favorise une biodiversité exceptionnelle pour le Massif central. L’encaissement des gorges maintient une fraîcheur constante, même en été, ce qui permet la survie d’espèces habituellement cantonnées à des altitudes ou des latitudes plus élevées.

Le cincle plongeur, habitant discret des eaux vives de la Jordanne
Le cincle plongeur, habitant discret des eaux vives de la Jordanne

Côté faune, la star discrète de la Jordanne est la loutre d’Europe, revenue naturellement dans le cours d’eau après des décennies d’absence. On ne la voit que rarement, le plus souvent à l’aube ou au crépuscule, mais ses épreintes (crottes caractéristiques) sur les rochers témoignent de sa présence. Le cincle plongeur, petit oiseau capable de marcher sous l’eau pour capturer des larves, est bien plus facile à observer : je le repère presque à chaque sortie sur les rochers du fond des gorges. La bergeronnette des ruisseaux, le martin-pêcheur et le héron cendré complètent le tableau ornithologique.

Dans les boisements qui tapissent les versants, on trouve le chevreuil, le renard, la martre, et plus haut vers les crêtes, le mouflon de Corse introduit dans les années 1960 et désormais bien implanté. Le faucon pèlerin niche sur certaines falaises des gorges ; sa présence justifie des restrictions d’accès ponctuelles sur quelques parois d’escalade.

La flore est tout aussi remarquable. Les gorges abritent une forêt mixte de hêtres, sapins et érables sycomores dont certains spécimens dépassent les 200 ans. Le sous-bois, constamment humide, est couvert de mousses, de fougères scolopendres et de lichens qui donnent aux rochers un aspect presque tropical. Au printemps, les jonquilles et les anémones sylvie tapissent les clairières. En altitude, au-dessus de la limite forestière, les prairies de la haute vallée accueillent la gentiane jaune, l’arnica montana et plusieurs espèces d’orchidées sauvages. La vallée est incluse dans le Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne, ce qui contribue à la préservation de ces milieux.

Villages et patrimoine le long de la vallée

La vallée de la Jordanne n’est pas seulement un écrin naturel : elle abrite un patrimoine bâti discret mais attachant qui témoigne de siècles de vie pastorale et rurale.

Lascelle, à l’entrée de la vallée, possède une église romane du XIIe siècle dont le tympan sculpté mérite un arrêt. Le village a conservé quelques maisons à tourelles caractéristiques de l’architecture cantalienne, avec leurs toits de lauzes et leurs murs de pierre volcanique.

Saint-Cirgues-de-Jordanne est le cœur battant des gorges. Ce petit village de moins de 200 habitants s’étire le long de la rivière, avec un pont médiéval en dos d’âne et une chapelle du XVe siècle. C’est ici que se concentrent les départs de randonnée et que l’on trouve le plus de services : un bar-restaurant, une épicerie saisonnière et un gîte communal.

Mandailles-Saint-Julien, en fond de vallée, marque la transition entre les gorges et la haute montagne. Le village est le dernier avant la montée vers le col du Pas de Peyrol et le Puy Mary. Son église abrite un retable baroque inattendu dans ce cadre montagnard. Mandailles est aussi le point de départ pour l’ascension du Puy Griou, ce cône de phonolite si reconnaissable dans le paysage cantalien.

Tout au long de la vallée, on repère des burons, ces cabanes de pierre sèche où les bergers fabriquaient autrefois le fromage pendant l’estive. Certains ont été restaurés, d’autres tombent en ruine, mais tous racontent l’histoire d’une économie pastorale qui a façonné ces paysages pendant des siècles. Quelques-uns sont aujourd’hui reconvertis en restaurants d’altitude où l’on peut déguster la truffade ou l’aligot dans leur cadre d’origine.

Gastronomie et bonnes tables de la Jordanne

La vallée de la Jordanne est un terroir à part entière, et s’y attabler fait partie intégrante de la visite. La cuisine locale s’appuie sur trois piliers : le fromage, la viande de Salers et les produits de cueillette (champignons, myrtilles, gentiane).

À Saint-Cirgues, le restaurant de l’Auberge de la Jordanne propose une cuisine de terroir honnête et généreuse, avec une truffade maison servie dans la poêle en fonte et un plateau de fromages exclusivement cantaliens. En haute vallée, le buron de Mandailles (ouvert de juin à septembre) sert une truffade traditionnelle préparée au feu de bois, accompagnée de charcuterie fermière.

Pour les fromages, la vallée produit du Cantal AOP et du Salers AOP dans plusieurs exploitations ouvertes à la visite. Je recommande particulièrement de s’arrêter chez un producteur fermier entre Lascelle et Saint-Cirgues pour goûter un Cantal entre-deux affiné 6 mois : le goût de noisette et la texture fondante n’ont rien à voir avec ce qu’on trouve en grande surface.

Pour un repas plus élaboré, il faut rejoindre Aurillac (15 minutes depuis Saint-Cirgues), où plusieurs tables mettent en valeur les produits de la vallée dans une cuisine contemporaine. Mais honnêtement, un pique-nique au bord de la Jordanne avec du pain de campagne, du fromage fermier et une bouteille de saint-pourçain reste mon option préférée.

Saisons, météo et conseils pratiques

La vallée de la Jordanne se visite toute l’année, mais chaque saison offre une expérience radicalement différente.

Saison Période Température moyenne Atouts Limites
Printemps Avril à juin 10 à 18 °C Cascades au maximum, fleurs sauvages, calme Sentiers parfois boueux, neige possible en altitude avant mai
Été Juillet à août 18 à 28 °C Baignade, longues journées, tous les services ouverts Affluence les week-ends, parkings saturés
Automne Septembre à novembre 8 à 18 °C Couleurs spectaculaires, champignons, tranquillité Jours courts dès octobre, certains services fermés
Hiver Décembre à mars -2 à 8 °C Gorges givrées, ambiance féérique, solitude totale Route parfois verglacée, col du Pas de Peyrol fermé

Mon conseil : septembre et début octobre représentent la fenêtre idéale. La fréquentation baisse nettement après la rentrée, les journées restent longues et lumineuses, les hêtraies virent au roux et à l’or, et la rivière conserve un débit suffisant pour animer les cascades. C’est aussi la saison des cèpes dans les bois de la vallée.

Quel que soit le moment de l’année, prévoyez toujours une couche supplémentaire par rapport à ce que la météo d’Aurillac annonce. Le fond des gorges est systématiquement 3 à 5 °C plus frais que la ville, et le soleil n’y pénètre que quelques heures par jour en hiver. En été, c’est précisément cette fraîcheur qui fait le bonheur des visiteurs quand Aurillac étouffe sous la chaleur.

Pour préparer un séjour plus long dans le secteur, je recommande de combiner la vallée de la Jordanne avec d’autres sites proches : les gorges de la Truyère pour un autre visage de l’eau cantalienne, ou un itinéraire de 3 jours entre volcans et villages qui intègre la Jordanne dans un circuit plus vaste. Les amateurs de grands espaces apprécieront aussi une escapade vers le plateau du Cézallier, vaste étendue sauvage à l’est du département.

À retenir

  • Arrivez avant 9 h ou après 16 h en été pour éviter la saturation des parkings à Saint-Cirgues et à l’aire de pique-nique
  • Emportez toujours une veste et des chaussures fermées, même par beau temps : le fond des gorges est 3 à 5 °C plus frais qu’Aurillac
  • Vérifiez le niveau de la rivière avant toute baignade ou canyoning ; après un orage, les crues peuvent être soudaines
  • La D17 est étroite dans les gorges : évitez les véhicules de plus de 7 mètres et redoublez de prudence dans les virages
  • Privilégiez septembre et octobre pour la combinaison idéale de calme, couleurs et météo clémente

Questions fréquentes


Où se trouvent les gorges de la Jordanne ?

Les gorges de la Jordanne se situent dans le département du Cantal, en Auvergne, à moins de 10 kilomètres au sud-ouest d’Aurillac. Elles s’étirent le long de la route départementale D17 entre les communes de Lascelle et Saint-Cirgues-de-Jordanne, dans la vallée qui mène au Puy Mary.

Peut-on se baigner dans les gorges de la Jordanne ?

Oui, la baignade est possible dans plusieurs vasques naturelles, notamment entre Saint-Cirgues et Lascelle. Toutefois, l’eau est très fraîche (8 à 14 °C même en été) et la baignade n’est pas surveillée. Il faut éviter de se baigner après un orage en raison du risque de crue soudaine.

Quelle est la plus belle vallée du Cantal ?

La vallée de la Jordanne figure parmi les plus belles du Cantal grâce à ses gorges spectaculaires, sa biodiversité et sa proximité avec le Puy Mary. La vallée de la Cère (vers Le Lioran), la vallée de la Maronne (vers Salers) et les gorges de la Truyère rivalisent en beauté, chacune avec un caractère différent. Le choix dépend de ce que l’on recherche : gorges encaissées, haute montagne ou grands lacs.

Les gorges de la Jordanne sont-elles accessibles gratuitement ?

Oui, l’accès aux gorges de la Jordanne est entièrement libre et gratuit toute l’année. Aucun droit d’entrée n’est demandé. Seul le parking du Pas de Peyrol au sommet du Puy Mary est payant (environ 5 € en saison estivale). Les parkings le long de la D17, à Saint-Cirgues et à Mandailles, sont gratuits.

Quelles randonnées faire dans la vallée de la Jordanne ?

Plusieurs boucles de randonnée sont accessibles depuis la vallée. La boucle des gorges depuis Saint-Cirgues (8 km, 2 h 30) est la plus populaire. Le sentier de la cascade de Liadouze (45 minutes aller-retour) convient aux familles. La grande boucle par les crêtes (18 km, 6 à 7 heures) satisfera les randonneurs aguerris. Tous les sentiers sont balisés en jaune.

Comment accéder aux gorges de la Jordanne depuis Aurillac ?

Depuis Aurillac, il suffit de prendre la route départementale D17 en direction de Mandailles-Saint-Julien. Les gorges commencent à environ 8 km de la ville, après le village de Lascelle. Comptez 15 à 20 minutes en voiture pour atteindre Saint-Cirgues-de-Jordanne, au cœur des gorges. La route est bien fléchée depuis le centre d’Aurillac.


Camille Vaissière
Camille Vaissière

Camille Vaissière est rédactrice tourisme basée à Aurillac. Elle arpente le Cantal et l'Auvergne depuis quinze ans, des villages classés de la Châtaigneraie aux crêtes du Puy Mary, et couvre le patrimoine, la randonnée, la gastronomie et les traditions du département.