Dans cet article
- Le Cézallier s’étend sur environ 600 km² entre le Cantal et le Puy-de-Dôme, culminant à 1 551 m au Signal du Luguet
- Ce plateau volcanique surnommé « petite Mongolie » offre des paysages de steppe d’altitude uniques en France métropolitaine
- Comptez 3 à 5 randonnées majeures accessibles de mai à octobre, dont le tour des lacs et la traversée par le GR 30
- Les villages d’Allanche, Marcenat et Ségur-les-Villas constituent les bases d’exploration côté cantalien
- La fête de l’Estive à Allanche, chaque dernier week-end de mai, est le rendez-vous pastoral incontournable du plateau
- L’accès depuis Aurillac prend environ 1 h par la D 679 via Murat puis la D 926 vers Allanche
Sommaire
- Où se situe le Cézallier dans le Cantal
- Un plateau volcanique façonné par les glaciers
- Les paysages du Cézallier : l’immensité à perte de vue
- Les plus belles randonnées sur le plateau du Cézallier
- Villages et patrimoine du Cézallier cantalien
- La vie pastorale et les traditions d’estive
- Faune et flore d’un écosystème préservé
- Quand visiter le Cézallier et conseils pratiques
Où se situe le Cézallier dans le Cantal
Le Cézallier est un vaste plateau volcanique situé au nord-est du département du Cantal, à cheval avec le sud du Puy-de-Dôme. Côté cantalien, il s’étend grossièrement entre Murat au sud, Allanche à l’ouest et Condat-en-Féniers à l’est. Ce massif constitue le trait d’union géographique entre les monts du Cantal et les monts Dore, deux ensembles volcaniques majeurs du Massif central.
Le plateau couvre environ 600 km² au total, dont une bonne moitié se trouve sur le sol cantalien. Son point culminant, le Signal du Luguet, atteint 1 551 mètres d’altitude côté Puy-de-Dôme, mais les crêtes cantaliennes dépassent régulièrement les 1 400 m. L’altitude moyenne oscille entre 1 000 et 1 300 mètres, ce qui en fait l’un des plateaux habités les plus élevés de France.
Pour situer le Cézallier par rapport aux repères connus du Cantal : il se trouve à une trentaine de kilomètres au nord-est du Puy Mary et à une quarantaine de kilomètres de Saint-Flour. J’aime dire que c’est le Cantal que l’on ne voit pas sur les cartes postales, précisément parce qu’il n’a pas de sommet emblématique unique. Sa beauté tient justement à cette absence de relief spectaculaire : ici, c’est l’horizontalité qui impressionne.
Le Cézallier appartient intégralement au Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne, le plus grand parc naturel régional de France métropolitaine avec ses 395 000 hectares. Cette protection garantit une gestion raisonnée du territoire, même si le Cézallier reste encore méconnu par rapport aux secteurs du Sancy ou du Cantal.
Un plateau volcanique façonné par les glaciers
Contrairement à ce que son apparence plane pourrait laisser croire, le Cézallier est un massif d’origine volcanique. Il s’est formé il y a environ 8 à 5 millions d’années par des éruptions de type fissural : la lave s’est épanchée en nappes successives de basalte sur un socle granitique, créant cet empilement de couches horizontales qui donne aujourd’hui sa physionomie tabulaire au plateau.
Les glaciations du Quaternaire ont ensuite raboté les reliefs, creusé les vallées et déposé des moraines. Ce sont ces glaciers qui ont sculpté les nombreuses tourbières et zones humides que l’on rencontre sur le plateau. Les lacs du Cézallier, souvent modestes en superficie mais d’une beauté austère, occupent d’anciennes cuvettes glaciaires. Le lac de la Godivelle, classé réserve naturelle, est peut-être le plus connu, même s’il se trouve côté Puy-de-Dôme.

Selon la fiche géologique du Cézallier sur Wikipédia, les coulées basaltiques qui constituent le socle du plateau atteignent par endroits plus de 200 mètres d’épaisseur. Cette masse de roche volcanique explique la fertilité relative des sols d’altitude, qui nourrissent les prairies naturelles dont dépend l’élevage extensif.
J’ai souvent traversé le Cézallier en période de dégel, au printemps, quand l’eau suinte de partout et que les ruisseaux temporaires dessinent des lignes argentées sur les pentes. C’est à ce moment que l’on comprend le mieux la géologie du lieu : le plateau est une gigantesque éponge volcanique qui absorbe les précipitations et les restitue lentement. Cette hydrologie particulière alimente plusieurs rivières importantes, dont l’Alagnon et la Rhue.
Les paysages du Cézallier : l’immensité à perte de vue
Le Cézallier est souvent qualifié de « petite Mongolie » ou de « steppe auvergnate ». Ces surnoms, que je trouve à la fois justes et un peu réducteurs, traduisent la sensation d’immensité qui saisit quiconque pose le pied sur le plateau. Pas d’arbre, ou si peu. Pas de haie, pas de clôture visible à l’horizon. Rien qu’un océan de prairies ondulantes, ponctuées de quelques burons en pierre grise et de troupeaux de Salers qui ruminent face au vent.
Ce paysage a une puissance visuelle rare en France. Par temps clair, la vue porte à plus de 60 kilomètres dans toutes les directions. Depuis les hauteurs au-dessus d’Allanche, j’ai souvent distingué simultanément le massif du Sancy au nord, les monts du Cantal au sud-ouest et les plateaux granitiques de la Margeride à l’est. Cette amplitude du regard est comparable à ce que l’on ressent sur certains hauts plateaux islandais ou écossais.
Les saisons transforment radicalement le Cézallier. En hiver, le plateau disparaît sous la neige pendant trois à quatre mois, balayé par des vents violents qui créent des congères impressionnantes. Au printemps, les narcisses sauvages couvrent les pentes de tapis blancs et jaunes. L’été apporte les floraisons de gentiane, d’arnica et d’orchidées sauvages. L’automne dore les prairies et les tourbières prennent des teintes rousses magnifiques.
Le ciel du Cézallier mérite un paragraphe à lui seul. L’absence de pollution lumineuse en fait l’un des meilleurs spots d’observation astronomique du Massif central. Les nuits d’été, la Voie lactée se déploie avec une netteté saisissante. Plusieurs associations locales organisent des soirées d’observation entre juin et septembre.
Les plus belles randonnées sur le plateau du Cézallier
Le Cézallier est un territoire de marche par excellence. Ses vastes étendues sans obstacle offrent une liberté de mouvement rare, mais exigent aussi une bonne préparation : le balisage est parfois discret, le brouillard peut tomber vite et les repères visuels manquent. Je recommande toujours de partir avec une carte IGN au 1:25 000 (série 2534 et 2535) et un GPS, même sur les itinéraires balisés.
| Randonnée | Départ | Distance | Dénivelé | Durée | Difficulté |
|---|---|---|---|---|---|
| Tour du plateau d’Allanche | Allanche (parking mairie) | 14 km | 450 m | 4 h 30 | Moyenne |
| Signal du Luguet par le col de la Chaumoune | Parrot (D 32) | 16 km | 550 m | 5 h 30 | Moyenne à difficile |
| Les tourbières de Chastel-sur-Murat | Chastel-sur-Murat | 8 km | 200 m | 2 h 30 | Facile |
| Boucle des burons de Récusset | Ségur-les-Villas | 12 km | 380 m | 4 h | Moyenne |
| GR 30 : étape Condat – Allanche | Condat-en-Féniers | 22 km | 650 m | 7 h | Difficile |
| Lac de la Crégut et plateau de Trizac | Trizac | 10 km | 300 m | 3 h | Facile à moyenne |
Le GR 30, le tour des lacs d’Auvergne, traverse le Cézallier dans sa partie nord et offre une étape mémorable entre Condat et Allanche. C’est sans doute la plus belle façon de découvrir le plateau en itinérance. Pour ceux qui préfèrent les boucles à la journée, le tour du plateau d’Allanche reste mon choix préféré : il combine prairies d’altitude, vestiges de burons et points de vue sur les monts du Cantal.

La boucle des tourbières de Chastel-sur-Murat convient parfaitement aux familles et aux marcheurs occasionnels. Le dénivelé est faible, le terrain régulier et les panneaux d’interprétation installés par le Parc des Volcans expliquent la formation des tourbières et la faune qui les habite. C’est une introduction idéale au Cézallier pour ceux qui découvrent le plateau.
Pour les marcheurs aguerris, l’ascension du Signal du Luguet depuis le versant cantalien permet de rejoindre le toit du Cézallier. La montée par le col de la Chaumoune traverse des paysages de plus en plus dépouillés, jusqu’à un sommet d’où l’on embrasse un panorama à 360 degrés absolument saisissant. Je conseille de partir tôt le matin pour profiter de la lumière rasante et éviter les orages d’après-midi, fréquents en juillet et août. Ce sommet est aussi accessible depuis la vallée de la Rhue, ce qui permet de combiner cette randonnée avec la découverte des cascades du Cantal dans les gorges en contrebas.
Pour situer le Cézallier dans l’offre de randonnée cantalienne, je vous renvoie à mon guide complet des plus belles randonnées du Cantal et du GR 400, qui couvre aussi les itinéraires des monts du Cantal.
Villages et patrimoine du Cézallier cantalien
Allanche est considérée comme la capitale du Cézallier côté Cantal. Ce bourg de 900 habitants environ, situé à 1 000 mètres d’altitude, constitue le principal point de services du plateau. On y trouve commerces, hébergements, restaurants et un office de tourisme qui fournit les cartes et les topos de randonnée du secteur. L’église romane Saint-Jean-Baptiste, avec son portail du XIIe siècle, mérite une halte.
Marcenat, à quelques kilomètres au nord d’Allanche, est un village typique du Cézallier avec ses maisons en basalte et lauze. Le site de la Chapelle de Fortunier, en contrebas du village, offre un point de vue remarquable sur la vallée de la Sianne. Marcenat accueille chaque été des marchés de producteurs où l’on trouve les fromages et charcuteries du plateau.
Ségur-les-Villas occupe une position stratégique entre le Cézallier et les gorges de l’Alagnon. Le village conserve un patrimoine bâti intéressant : maisons vigneronnes d’altitude, granges-étables typiques de l’architecture pastorale cantalienne. C’est aussi un excellent point de départ pour les randonnées vers les burons du plateau.
Pradiers et Vèze comptent parmi les plus petites communes du Cantal, avec moins de 100 habitants chacune. Ces villages incarnent la solitude du Cézallier et posent la question du maintien de la vie rurale en altitude. Les hivers y sont rudes, l’isolement réel, mais la beauté du cadre attire de plus en plus de néo-ruraux qui tentent de faire revivre ces hameaux.
Le patrimoine vernaculaire du Cézallier s’exprime surtout à travers les burons, ces constructions en pierre sèche qui servaient d’abri aux vachers pendant l’estive. On en dénombre plusieurs centaines sur le plateau, dans des états de conservation variables. Certains ont été restaurés et convertis en gîtes ou en auberges d’altitude ; la plupart restent des ruines romantiques qui ponctuent le paysage. Les burons du Cézallier se distinguent de ceux des monts du Cantal par leur forme plus trapue et leurs murs plus épais, adaptés aux vents violents du plateau.
Pour compléter votre découverte du patrimoine cantalien, ne manquez pas le château d’Anjony dans la vallée de la Doire, accessible en moins d’une heure depuis Allanche.
La vie pastorale et les traditions d’estive
Le Cézallier est avant tout une terre d’élevage. Les vastes prairies naturelles du plateau nourrissent depuis des siècles des troupeaux de vaches Salers et Aubrac, dont le lait sert à la fabrication des fromages AOP du Cantal. L’élevage extensif pratiqué ici repose sur un cycle saisonnier ancestral : les troupeaux montent sur les estives du plateau de mai à octobre, puis redescendent dans les vallées pour l’hiver.

La fête de l’Estive à Allanche, organisée chaque dernier week-end de mai, célèbre cette montée des troupeaux vers les pâturages d’altitude. C’est l’un des événements les plus authentiques du calendrier cantalien, avec la bénédiction des troupeaux, des démonstrations de savoir-faire pastoral, des marchés de produits fermiers et des concerts. J’y assiste presque chaque année et je peux témoigner de l’émotion qui se dégage du défilé des troupeaux dans les rues du bourg, accompagnés par leurs éleveurs en costume traditionnel. J’en parle plus en détail dans mon article sur la transhumance et les fêtes de l’estive dans le Cantal.
Les fromages du Cézallier bénéficient de la richesse floristique des prairies d’altitude. Le lait des vaches qui pâturent sur le plateau produit des fromages à la saveur complexe, influencée par les centaines d’espèces de plantes que les animaux consomment. Le Cantal AOP, le Salers AOP et le Saint-Nectaire AOP sont les trois grandes appellations produites avec le lait du Cézallier. Pour approfondir le sujet, consultez mon guide des fromages d’Auvergne et de leurs AOP.
La gentiane jaune, omniprésente sur le plateau, fait l’objet d’une cueillette réglementée pour la fabrication de liqueurs et d’apéritifs traditionnels. Les « gençanaires » arrachent les racines à l’automne, un travail physique exigeant qui perpétue un savoir-faire séculaire. La distillerie Avèze, bien connue des amateurs, tire précisément son nom du village cantalien d’Avèze, à la lisière du Cézallier. Pour découvrir d’autres spécialités locales, je vous recommande mon article sur les spécialités culinaires du Cantal.
Faune et flore d’un écosystème préservé
Le Cézallier abrite une biodiversité remarquable pour un territoire d’altitude. Les tourbières, les prairies de fauche et les zones humides du plateau constituent des habitats rares à l’échelle européenne. Plusieurs sites sont classés en zones Natura 2000, ce qui garantit un suivi scientifique et des mesures de protection spécifiques.
Côté flore, les prairies du Cézallier comptent plus de 300 espèces végétales répertoriées. La gentiane jaune domine le paysage estival avec ses hampes florales pouvant atteindre 1,50 m. On trouve aussi l’arnica des montagnes, plusieurs espèces d’orchidées sauvages, la drosera dans les tourbières, le narcisse des poètes au printemps et la ligulaire de Sibérie, une espèce protégée relique des périodes glaciaires.
La faune du plateau comprend des espèces emblématiques. Le milan royal, rapace reconnaissable à sa queue fourchue, niche en nombre sur le Cézallier. Le suivi ornithologique mené par la LPO Auvergne-Rhône-Alpes recense également le busard cendré, le pipit farlouse, le traquet motteux et, en hiver, le hibou des marais. Les tourbières hébergent des populations de lézard vivipare et de vipère péliade. Le renard, le lièvre et le chevreuil sont omniprésents.
Les tourbières du Cézallier méritent une attention particulière. Ces milieux, formés par l’accumulation de sphaignes sur des milliers d’années, fonctionnent comme des archives naturelles du climat passé. Elles jouent aussi un rôle crucial de stockage de carbone et de régulation hydrologique. La tourbière de la Coualle Basse, près de Marcenat, est l’une des plus accessibles et des mieux préservées du plateau cantalien.
Quand visiter le Cézallier et conseils pratiques
La meilleure période pour découvrir le Cézallier s’étend de fin mai à mi-octobre. Avant fin mai, la neige peut encore persister sur les hauteurs et les routes secondaires ne sont pas toujours dégagées. Après mi-octobre, les jours raccourcissent vite et les conditions météorologiques deviennent imprévisibles.
Depuis Aurillac, comptez environ 1 h de route pour rejoindre Allanche par la D 679 via Murat, puis la D 926. Depuis Clermont-Ferrand, l’accès par l’A 75 puis la sortie Massiac ou Lempdes-sur-Allagnon permet de rejoindre le plateau en 1 h 30 environ. Depuis Saint-Flour, la D 926 mène directement à Allanche en 40 minutes.
L’hébergement sur le Cézallier reste limité en capacité mais varié en nature. On trouve des gîtes ruraux, des chambres d’hôtes, quelques hôtels modestes à Allanche et Condat, et des refuges pour les randonneurs en itinérance. Je recommande de réserver à l’avance en juillet et août, car la demande dépasse l’offre. Le camping sauvage est toléré dans certaines zones du plateau, mais vérifiez auprès de la mairie ou du Parc des Volcans avant de planter votre tente.
Quelques conseils issus de mon expérience sur le terrain :
- Emportez toujours une veste coupe-vent imperméable, même par beau temps : le vent peut se lever en quelques minutes et les orages d’été sont soudains
- Prévoyez suffisamment d’eau : il n’y a aucun point de ravitaillement une fois sur le plateau, sauf aux villages
- Respectez les clôtures des estives et refermez les barrières derrière vous : les éleveurs partagent cet espace avec les randonneurs
- Le réseau téléphonique est très irrégulier sur le plateau : ne comptez pas sur votre smartphone comme unique outil de navigation
- Pour une première visite, je conseille de commencer par Allanche : l’office de tourisme y est bien équipé et les premiers sentiers partent directement du bourg
Si vous prévoyez un séjour plus long dans le département, intégrez le Cézallier dans un circuit global : mon itinéraire de 3 jours dans le Cantal peut être adapté pour inclure une journée sur le plateau. Et pour les motards, les routes du Cézallier figurent parmi les plus belles routes du Cantal à moto, avec leurs longues lignes droites et leurs courbes panoramiques.
À retenir
- Privilégiez la période de fin mai à mi-octobre pour randonner sur le Cézallier ; hors saison, neige et brouillard rendent le plateau dangereux sans expérience
- Emportez toujours une carte IGN 1:25 000 (séries 2534 et 2535) et un GPS ; le balisage est discret et les repères visuels rares sur le plateau
- Réservez votre hébergement au moins deux semaines à l’avance en juillet-août, la capacité d’accueil sur le plateau est limitée
- Ne manquez pas la fête de l’Estive à Allanche (dernier week-end de mai) pour vivre la montée des troupeaux vers les pâturages d’altitude
- Commencez par la boucle des tourbières de Chastel-sur-Murat (8 km, 2 h 30) si vous découvrez le Cézallier pour la première fois
Questions fréquentes
Où se trouve le Cézallier dans le Cantal ?
Le Cézallier occupe le nord-est du département du Cantal, entre les communes de Murat au sud, Allanche à l’ouest et Condat-en-Féniers à l’est. Il est accessible depuis Aurillac en environ 1 heure par la D 679 via Murat. Le plateau se prolonge au nord dans le Puy-de-Dôme et appartient intégralement au Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne.
Quelle est la capitale du Cézallier ?
Allanche est considérée comme la capitale du Cézallier côté cantalien. Ce bourg d’environ 900 habitants, situé à 1 000 mètres d’altitude, concentre les services, les commerces et l’office de tourisme du secteur. C’est aussi le lieu de la célèbre fête de l’Estive, chaque dernier week-end de mai.
Que voir et que faire dans le Cézallier ?
Le Cézallier offre principalement des activités de plein air : randonnées sur le plateau (GR 30, boucle des tourbières, Signal du Luguet), observation de la faune et de la flore (tourbières, milans royaux, gentianes), découverte du patrimoine pastoral (burons, fête de l’Estive), dégustation de fromages AOP et contemplation de paysages immenses surnommés « petite Mongolie ».
Le Cézallier est-il adapté aux familles avec enfants ?
Oui, certaines randonnées du Cézallier conviennent aux familles. La boucle des tourbières de Chastel-sur-Murat (8 km, 200 m de dénivelé) est facile et équipée de panneaux pédagogiques. Il faut cependant prévoir des vêtements chauds et coupe-vent, car le plateau est exposé, et emporter suffisamment d’eau car il n’y a pas de point de ravitaillement en dehors des villages.
Pourquoi le Cézallier est-il surnommé « petite Mongolie » ?
Ce surnom vient de la ressemblance visuelle entre les vastes prairies ondulantes du Cézallier, dépourvues d’arbres et d’obstacles visuels, et les steppes d’Asie centrale. L’horizon dégagé, l’absence de haies et de clôtures, la présence de troupeaux en liberté et le vent constant créent une atmosphère de grand espace sauvage unique en France métropolitaine.
Quand visiter le Cézallier ?
La meilleure période s’étend de fin mai à mi-octobre. Le printemps (mai-juin) offre les floraisons de narcisses et la fête de l’Estive. L’été (juillet-août) est idéal pour la randonnée malgré les orages possibles l’après-midi. L’automne (septembre-octobre) apporte des couleurs magnifiques et moins de fréquentation. L’hiver, le plateau est recouvert de neige et difficilement accessible sans équipement adapté.
Camille Vaissière est rédactrice tourisme basée à Aurillac. Elle arpente le Cantal et l'Auvergne depuis quinze ans, des villages classés de la Châtaigneraie aux crêtes du Puy Mary, et couvre le patrimoine, la randonnée, la gastronomie et les traditions du département.


