Le département du Cantal compte plus d’une vingtaine de cols routiers praticables à vélo, dont plusieurs culminent au-dessus de 1 500 mètres d’altitude. Les pourcentages moyens oscillent entre 5 et 8 %, avec des passages ponctuels à 10 ou 12 %, et les distances d’ascension varient de 5 à 20 kilomètres selon le versant choisi. Ces chiffres placent le massif cantalien parmi les terrains de jeu les plus exigeants du Massif central, à mi-chemin entre les longues montées régulières des Pyrénées et les pentes courtes et raides des Vosges. Voici un tour d’horizon complet des cols à gravir, de leurs profils et des itinéraires pour les enchaîner.
Dans cet article
- Le Pas de Peyrol (1 589 m) est le col routier le plus haut du Cantal, avec une pente moyenne de 7,2 % sur 12 km depuis Salers
- Le col de Neronne offre un profil irrégulier à 6,8 % sur 8 km, idéal pour un premier col cantalien
- La saison optimale s’étend de mi-mai à mi-octobre, les cols au-dessus de 1 400 m pouvant rester enneigés jusqu’à fin mai
- Un tableau comparatif détaille altitude, dénivelé, distance et pourcentage moyen de chaque col par versant
- La Grande Traversée du Volcan à Vélo (GT2V) permet d’enchaîner six cols majeurs en quatre à cinq jours
- Les ravitaillements en eau et en nourriture sont rares au-dessus de 1 200 m : chaque ascension se prépare en vallée
Sommaire
- Panorama des cols cantaliens : un terrain volcanique unique
- Le Pas de Peyrol : le toit routier du Cantal à 1 589 m
- Col de Neronne, col du Pertus et col de Cère : le trio classique
- Prat de Bouc, col d’Entremont : les ascensions du versant sud
- Tableau comparatif des cols du Cantal
- Itinéraires et boucles pour enchaîner les cols
- Saison, équipement et ravitaillement
- Les cols du Cantal en vélo à assistance électrique
- Conseils pratiques avant de partir
Panorama des cols cantaliens : un terrain volcanique unique
Le Cantal est bâti sur les restes du plus grand stratovolcan d’Europe, un édifice dont le diamètre atteignait 70 kilomètres à l’ère tertiaire. Les vallées glaciaires qui rayonnent depuis le Puy Mary et le Plomb du Cantal dessinent des routes en étoile : chaque vallée se termine par un col qui franchit la ligne de crête. Ce relief explique pourquoi les cols cantaliens présentent souvent un profil asymétrique, avec un versant court et raide côté cratère et un versant long et progressif côté plateau. Pour mieux comprendre cette géologie singulière, je renvoie à l’article consacré au stratovolcan cantalien et à la formation du massif.
Le réseau routier de montagne du Cantal a été tracé au XIXe siècle pour relier les villages d’estive aux bourgs de vallée. Les routes sont étroites, souvent sans bande d’arrêt, mais le trafic reste faible en dehors des week-ends d’été. Sur certains tronçons, je croise à peine trois ou quatre voitures par heure en semaine, un luxe que les cyclistes habitués aux cols alpins apprécient immédiatement. Les revêtements ont été refaits sur la plupart des axes principaux, même si quelques sections secondaires conservent un bitume granuleux qui impose la prudence en descente.
L’altitude modérée des sommets (le point culminant routier ne dépasse pas 1 589 m) ne doit pas tromper : les dénivelés cumulés sur une journée de route atteignent facilement 2 500 à 3 500 mètres positifs quand on enchaîne trois ou quatre cols. Les pentes, souvent irrégulières, alternent replats trompeurs et rampes à deux chiffres qui cassent le rythme. Le vent, fréquent sur les crêtes, ajoute une difficulté que le pourcentage seul ne reflète pas.

Voir aussi Aéroport d’Aurillac : liaisons, fréquences et alternative en train
Le Pas de Peyrol : le toit routier du Cantal à 1 589 m
Le Pas de Peyrol est le col le plus élevé du Cantal et le passage obligé de tout cycliste qui veut se mesurer au massif. Depuis Salers (versant nord-ouest), la montée s’étire sur environ 12 kilomètres pour un dénivelé de 780 mètres, soit une pente moyenne de 6,5 %. Les cinq premiers kilomètres traversent des prairies ouvertes avec un faux plat montant régulier autour de 4 à 5 %. La route se redresse franchement à partir du hameau de Récusset, où les lacets s’enchaînent à 7 puis 9 % sur trois kilomètres. Le dernier kilomètre, exposé au vent, tourne autour de 8 % avant de déboucher sur le parking sommital, face au Puy Mary.
Depuis Mandailles-Saint-Julien (versant est), l’ascension est plus courte (9,5 km) mais plus pentue, avec une moyenne à 7,2 % et un passage à 11 % dans les deux derniers kilomètres avant le col. Ce versant est davantage exposé au soleil l’après-midi et la route y est plus étroite. Je recommande de l’attaquer le matin, avant 10 heures, pour profiter de la fraîcheur et d’un bitume sec.
Au sommet, le panorama embrasse les crêtes du massif cantalien et, par temps clair, la chaîne des Puys au nord. Le Puy Mary se dresse à 400 mètres au-dessus du col : les randonneurs qui montent à pied croisent les cyclistes qui reprennent leur souffle. Pour ceux qui souhaitent prolonger à pied, le détail des versants de montée au Puy Mary est décrit dans l’article sur les quatre versants du Puy Mary.
Col de Neronne, col du Pertus et col de Cère : le trio classique
Ces trois cols forment le socle de la plupart des circuits vélo autour d’Aurillac et de la vallée de la Jordanne. Ils se combinent facilement en une boucle de 80 à 110 kilomètres selon les variantes.
Col de Neronne (1 242 m)
Depuis Aurillac par la D35, la montée au col de Neronne représente environ 8 kilomètres à 6,8 % de moyenne. Le profil est irrégulier : deux paliers à 4 % encadrent une section centrale à 9 % sur un bon kilomètre. La route serpente dans une forêt de hêtres avant de s’ouvrir sur les estives. La descente vers la vallée du Mars est rapide et technique, avec des virages serrés qui imposent un bon freinage. En bas, on rejoint la vallée du Mars, l’une des plus sauvages du massif.
Col du Pertus (1 309 m)
Le col du Pertus relie la vallée de la Cère à la vallée de l’Alagnon. Depuis Vic-sur-Cère, la montée s’étend sur 11 kilomètres à 5,8 % de moyenne, un profil assez régulier qui convient aux rouleurs. Les quatre derniers kilomètres se raidissent progressivement jusqu’à 7 %. Le versant sud, depuis Murat, est plus court (7 km) mais plus raide avec une moyenne à 7,5 %. Ce col offre une vue dégagée sur le Plomb du Cantal par temps clair.
Col de Cère (1 294 m)
Moins connu, le col de Cère relie la haute vallée de la Cère au plateau du Lioran. Depuis Thiézac, comptez 9 kilomètres à 6,2 %. La première partie longe la rivière dans une gorge boisée avant de monter en lacets réguliers. Ce col est souvent combiné avec une halte au fil de la vallée de la Cère, dont les villages méritent un arrêt.
Prat de Bouc, col d’Entremont : les ascensions du versant sud
Le versant sud du massif cantalien, tourné vers la Châtaigneraie et l’Aubrac, propose des cols moins fréquentés mais tout aussi exigeants.
Col de Prat de Bouc (1 392 m)
Depuis Murat, le col de Prat de Bouc se gravit en 10 kilomètres à 6,5 % de moyenne. Les six premiers kilomètres montent régulièrement à travers les pâturages, puis la pente s’accentue à 8 % dans les virages qui précèdent le col. Le sommet, battu par le vent, donne accès au sentier menant au Plomb du Cantal (1 855 m). C’est le point de départ le plus direct pour les cyclistes qui souhaitent enchaîner vélo et randonnée dans la même journée.
Col d’Entremont (1 213 m)
Le col d’Entremont, accessible depuis Maurs ou Laroquebrou par la D66, présente un profil long et progressif : 14 kilomètres à 4,8 % de moyenne depuis le fond de vallée. La pente ne dépasse jamais 7 %, ce qui en fait un col adapté aux débutants ou à une reprise de saison. La route traverse des bois de châtaigniers et des hameaux de pierre volcanique. En redescendant vers le nord, on peut rejoindre la boucle de la route des crêtes, que les cyclistes empruntent parfois sur sa portion haute.
D’autres cols secondaires méritent l’attention : le col de Cabre (1 248 m), le col de Font de Cère (1 289 m), le col de la Chèvre (1 161 m). Chacun offre entre 6 et 10 kilomètres de montée avec des pourcentages compris entre 5 et 8 %. Ils permettent de varier les boucles et d’éviter les axes les plus fréquentés en haute saison.

Voir aussi Venir dans le Cantal en train : lignes, correspondances et durée
Tableau comparatif des cols du Cantal
Le tableau ci-dessous rassemble les données clés des principaux cols routiers du Cantal, par versant de montée le plus courant. Les distances et pourcentages sont mesurés du pied réel de la montée (là où la route commence à s’élever de façon continue) jusqu’au sommet.
| Col | Altitude (m) | Versant principal | Distance (km) | Dénivelé (m) | Pente moyenne (%) | Pente max (%) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pas de Peyrol | 1 589 | Salers (nord-ouest) | 12,0 | 780 | 6,5 | 9 |
| Pas de Peyrol | 1 589 | Mandailles (est) | 9,5 | 685 | 7,2 | 11 |
| Col du Pertus | 1 309 | Vic-sur-Cère (nord) | 11,0 | 640 | 5,8 | 7 |
| Col du Pertus | 1 309 | Murat (sud) | 7,0 | 525 | 7,5 | 9 |
| Col de Prat de Bouc | 1 392 | Murat (sud-est) | 10,0 | 650 | 6,5 | 8 |
| Col de Neronne | 1 242 | Aurillac (D35) | 8,0 | 545 | 6,8 | 9 |
| Col de Cère | 1 294 | Thiézac (ouest) | 9,0 | 560 | 6,2 | 8 |
| Col d’Entremont | 1 213 | Vallée sud | 14,0 | 670 | 4,8 | 7 |
| Col de Cabre | 1 248 | Saint-Cernin (ouest) | 7,5 | 490 | 6,5 | 8 |
| Col de Font de Cère | 1 289 | Super Lioran (est) | 6,0 | 380 | 6,3 | 8 |
Ces données permettent de calibrer sa journée en fonction de sa forme et de ses objectifs. Un cycliste entraîné peut enchaîner trois cols majeurs dans la journée ; un cyclosportif occasionnel se concentrera sur un ou deux cols en ménageant des pauses dans les villages de vallée.
Itinéraires et boucles pour enchaîner les cols
La boucle des trois vallées depuis Aurillac (105 km, 2 800 m D+)
Cet itinéraire classique part d’Aurillac, monte le col de Neronne, descend dans la vallée du Mars jusqu’à Salers, enchaîne le Pas de Peyrol par le versant nord-ouest, redescend sur Mandailles puis rejoint Aurillac par la vallée de la Jordanne. Comptez 5 à 7 heures de selle selon le niveau. Le ravitaillement est possible à Salers (boulangeries, fontaines) et à Mandailles (épicerie ouverte de juin à septembre).
La Grande Traversée du Volcan à Vélo (GT2V)
Cet itinéraire balisé par France Vélo Tourisme traverse le massif du nord au sud sur environ 280 kilomètres. Il emprunte six cols majeurs et se découpe en quatre à cinq étapes. L’itinéraire alterne routes départementales et petites communales ; il convient aux cyclotouristes équipés de sacoches comme aux cyclosportifs légers. Les hébergements jalonnent le parcours dans les bourgs de Salers, Murat, Vic-sur-Cère et Aurillac. Pour ceux qui préfèrent la randonnée pédestre sur un tracé similaire, le GR400 suit la ligne de crête du massif et partage certains points de vue avec la GT2V.
La boucle Murat-Prat de Bouc-Pertus (75 km, 2 100 m D+)
Depuis Murat, cette boucle enchaîne le col de Prat de Bouc puis le col du Pertus avant de revenir par la vallée de l’Alagnon. Plus courte mais intense, elle concentre 2 100 mètres de dénivelé positif sur 75 kilomètres. Je la conseille aux cyclistes qui disposent d’une demi-journée solide et veulent deux ascensions exigeantes sans le kilométrage d’une sortie complète.
Le circuit vélo route depuis Aurillac
Pour les cyclistes basés à Aurillac, une boucle de 60 kilomètres permet de gravir le col de Neronne et de revenir par le col de Cabre, avec un dénivelé cumulé d’environ 1 600 mètres. C’est un format accessible pour une sortie matinale, compatible avec un retour en début d’après-midi. Le parcours emprunte des routes calmes qui longent des cascades accessibles depuis la route, agréables pour une pause fraîcheur en été.

Saison, équipement et ravitaillement
La fenêtre idéale pour les cols du Cantal s’étend de mi-mai à mi-octobre. Avant mi-mai, les cols au-dessus de 1 400 mètres peuvent encore être fermés par la neige ou le verglas matinal. Après mi-octobre, les jours raccourcissent vite et les températures au sommet descendent sous 5 °C dès le matin. En plein été (juillet-août), la chaleur en vallée peut dépasser 30 °C tandis que le sommet du Pas de Peyrol reste à 15 °C : un coupe-vent est indispensable pour chaque descente, même en pleine canicule.
L’équipement spécifique pour les cols cantaliens comprend :
- Un développement adapté : un 34×32 minimum, voire un 34×34 pour les passages à 10-11 %
- Des pneus en 25 ou 28 mm pour absorber les sections de bitume granuleux
- Un gilet coupe-vent compressible dans la poche arrière
- Deux bidons de 750 ml minimum : les fontaines sont rares au-dessus de 1 200 m
- Une chambre à air de rechange et un kit de réparation : les distances entre les villages rendent le dépannage compliqué
Le ravitaillement doit se planifier en vallée. Les bourgs de Salers, Murat, Vic-sur-Cère, Aurillac et Mauriac disposent de boulangeries, épiceries et fontaines d’eau potable. Au-dessus de 1 200 mètres, les seuls points de ravitaillement sont les burons ouverts en saison (juin à septembre), mais leur localisation et leurs horaires varient d’une année à l’autre. Lors de mes sorties, j’emporte systématiquement trois barres énergétiques et un gel par col prévu, en plus de l’alimentation de vallée. Pour une halte gastronomique entre deux cols, les fermes-auberges et burons ouverts en estive proposent des repas copieux à base de fromage et de charcuterie locale.
Côté météo, le massif cantalien est sujet aux orages d’été qui se forment rapidement en début d’après-midi. Je consulte systématiquement les prévisions de Météo-France la veille et le matin du départ. Un orage en altitude sur une route de crête sans abri est un risque réel : mieux vaut partir tôt et redescendre avant 14 heures les jours instables.
Les cols du Cantal en vélo à assistance électrique
L’essor du vélo à assistance électrique (VAE) a rendu les cols cantaliens accessibles à un public beaucoup plus large. Avec une batterie de 500 Wh, un VAE de route permet de franchir deux cols majeurs dans la journée sans difficulté excessive, à condition de gérer l’assistance avec parcimonie dans les premières rampes. Les pentes régulières du col d’Entremont et du col du Pertus (versant Vic-sur-Cère) sont particulièrement adaptées au VAE : le moteur travaille de façon constante sans pic de consommation.
En revanche, les versants raides du Pas de Peyrol depuis Mandailles (passages à 11 %) sollicitent fortement la batterie. Sur un VAE standard, comptez une consommation de 40 à 50 % de la batterie pour cette seule ascension. Si l’objectif est d’enchaîner plusieurs cols, je recommande soit une batterie de 625 Wh ou plus, soit d’emporter un chargeur et de prévoir une pause de recharge en vallée (la plupart des restaurants acceptent de brancher un chargeur le temps du repas).
Les itinéraires VAE les plus populaires reprennent les boucles décrites plus haut, avec des étapes plus courtes. La GT2V se fait très bien en VAE sur cinq à six jours, en chargeant chaque soir à l’hébergement. Pour les familles ou les cyclistes occasionnels, une sortie d’initiation au col d’Entremont depuis le fond de vallée constitue une excellente première expérience : 14 kilomètres à moins de 5 % de moyenne, dans un décor de châtaigneraie. Les enfants à partir de 12 ans, sur un VTT électrique adapté, peuvent y trouver leur compte. D’autres idées de sorties familiales dans le département sont rassemblées dans l’article sur les randonnées avec enfants dans le Cantal.
Conseils pratiques avant de partir
Avant de se lancer dans les cols du Cantal, quelques points méritent d’être vérifiés. Les routes de montagne du département sont généralement ouvertes de mai à novembre, mais les dates précises dépendent de l’enneigement. La D680 vers le Pas de Peyrol et la D3 vers Prat de Bouc sont les dernières à ouvrir et les premières à fermer. Le site de la préfecture du Cantal publie les arrêtés d’ouverture et de fermeture des routes de montagne.
Le massif cantalien offre aussi un cadre remarquable pour les sorties en fin de journée, quand la lumière rasante éclaire les estives et les crêtes. Les spots d’observation du ciel étoilé se trouvent précisément sur les plateaux d’altitude que traversent les routes de col : combiner une montée en fin d’après-midi et une soirée d’observation astronomique au sommet est une expérience que je recommande aux cyclistes qui bivouaquent.
Les tourbières d’altitude que l’on croise près de certains cols (notamment autour de Prat de Bouc) sont des milieux fragiles et protégés. Il est interdit d’y circuler à vélo hors des routes goudronnées, et les sentiers adjacents sont réservés aux piétons.
À retenir
- Vérifiez l’ouverture des routes de col sur le site de la préfecture du Cantal avant chaque sortie au-dessus de 1 400 m
- Partez avant 8 heures en été pour les cols exposés au sud (Prat de Bouc, Mandailles) et redescendez avant les orages de début d’après-midi
- Emportez un coupe-vent même par 30 °C en vallée : l’écart de température entre le pied et le sommet dépasse souvent 15 °C
- Prévoyez deux bidons pleins et trois barres énergétiques par col : le ravitaillement est quasi inexistant au-dessus de 1 200 m
- En VAE, surveillez la jauge de batterie dans les cinq premiers kilomètres pour ajuster le niveau d’assistance et ne pas tomber en panne avant le sommet
Questions fréquentes
Quels sont les principaux cols du Cantal accessibles à vélo ?
Les cols majeurs sont le Pas de Peyrol (1 589 m), le col du Pertus (1 309 m), le col de Prat de Bouc (1 392 m), le col de Neronne (1 242 m), le col de Cère (1 294 m) et le col d’Entremont (1 213 m). Le département compte au total une vingtaine de cols routiers praticables à vélo de route, avec des altitudes comprises entre 1 100 et 1 589 mètres.
Quelle est la meilleure période pour faire les cols du Cantal à vélo ?
La saison optimale s’étend de mi-mai à mi-octobre. Les cols au-dessus de 1 400 m (Pas de Peyrol, Prat de Bouc) peuvent rester fermés jusqu’à fin mai en cas d’enneigement tardif. En été, la chaleur en vallée dépasse souvent 30 °C tandis que les sommets restent autour de 12 à 18 °C. Les mois de juin et septembre offrent le meilleur compromis entre météo clémente et faible fréquentation.
Quel développement choisir pour les cols cantaliens ?
Un compact 34×32 constitue le minimum pour affronter les pentes moyennes de 6 à 7 %. Pour les passages raides du Pas de Peyrol versant Mandailles (11 %) ou les journées à trois cols, un 34×34 apporte une marge de confort appréciable. Les cassettes 11-34 sont compatibles avec la plupart des groupes route récents et permettent de mouliner à 70 tours par minute dans les pourcentages les plus exigeants.
Peut-on faire les cols du Cantal en vélo électrique ?
Oui. Avec une batterie de 500 Wh, on peut franchir deux cols dans la journée en gérant l’assistance. Le col d’Entremont (4,8 % de moyenne) et le col du Pertus versant Vic-sur-Cère (5,8 %) sont les mieux adaptés au VAE. Pour les versants plus raides comme le Pas de Peyrol depuis Mandailles, une batterie de 625 Wh est recommandée ou un arrêt de recharge en vallée.
Où se ravitailler pendant une sortie cols dans le Cantal ?
Les points de ravitaillement fiables se situent dans les bourgs de vallée : Aurillac, Salers, Murat, Vic-sur-Cère et Mauriac disposent de boulangeries, épiceries et fontaines. Au-dessus de 1 200 m, il n’y a pratiquement rien en dehors de quelques burons ouverts de juin à septembre, dont la disponibilité varie chaque année. Il faut impérativement faire le plein d’eau et de nourriture avant chaque ascension.
Existe-t-il un itinéraire balisé pour traverser le Cantal à vélo ?
La Grande Traversée du Volcan à Vélo (GT2V) est l’itinéraire de référence. Elle parcourt environ 280 kilomètres du nord au sud du massif, en empruntant six cols majeurs. Le parcours se découpe en quatre à cinq étapes et convient aussi bien aux cyclotouristes qu’aux cyclosportifs. L’itinéraire est documenté sur le site France Vélo Tourisme.
Camille Vaissière est rédactrice tourisme basée à Aurillac. Elle arpente le Cantal et l'Auvergne depuis quinze ans, des villages classés de la Châtaigneraie aux crêtes du Puy Mary, et couvre le patrimoine, la randonnée, la gastronomie et les traditions du département.
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