Dans cet article
- Le GR20 traverse la Corse sur environ 180 km en 16 étapes, du nord-ouest au sud-est, avec un dénivelé cumulé dépassant 14 000 m
- Plusieurs randonnées accessibles aux familles permettent de découvrir des paysages spectaculaires sans engagement technique, notamment les calanques de Piana et le lac de Nino
- La meilleure période pour randonner en Corse s’étend de mi-mai à mi-octobre, avec un pic de fréquentation en juillet-août sur les sentiers les plus connus
- Un séjour de 5 à 7 jours permet de combiner littoral et montagne en variant les niveaux de difficulté
- Les refuges du Parc naturel régional de Corse (PNRC) doivent être réservés plusieurs semaines à l’avance en haute saison, comptez entre 14 et 16 € la nuit
- Le balisage suit les normes fédérales : rouge et blanc pour le GR20, orange pour les sentiers « Mare a Mare » et « Mare e Monti »
Sommaire
- Pourquoi la Corse est un terrain de randonnée exceptionnel
- GR20 : le sentier mythique de la montagne corse
- Les plus belles randonnées faciles en Corse
- Randonnées intermédiaires pour marcheurs réguliers
- Mare a Mare et Mare e Monti : les traversées alternatives
- Préparer sa randonnée en Corse : équipement et logistique
- Comparatif des grands itinéraires corses
- Sécurité, réglementation et respect du milieu
- À retenir avant de partir
Pourquoi la Corse est un terrain de randonnée exceptionnel
J’ai passé des années à arpenter les volcans du Cantal, à tracer des itinéraires entre les burons et les estives. Quand j’ai posé le pied en Corse pour la première fois, j’ai compris que cette île concentrait sur 8 680 km² une diversité de reliefs que peu de régions françaises peuvent égaler. Des aiguilles granitiques de Bavella aux plages désertes du Désert des Agriates, la randonnée en Corse offre un contraste permanent entre mer et montagne, souvent dans la même journée de marche.
L’île culmine au Monte Cinto à 2 706 m, ce qui en fait la plus haute montagne de toutes les îles de Méditerranée. Entre ce sommet et le littoral, le relief dégringole avec une brutalité qui crée des vallées encaissées, des gorges profondes et des panoramas vertigineux. Le Parc naturel régional de Corse, créé en 1972, couvre plus d’un tiers de l’île et protège un réseau de sentiers balisés qui constitue l’ossature de la randonnée insulaire. Pour ceux qui, comme moi, pratiquent aussi la randonnée avec bivouac dans les volcans du Cantal, le dépaysement est total : ici, le granit remplace le basalte, le maquis succède aux estives, et la mer apparaît au détour de chaque crête.
Le réseau de sentiers balisés dépasse 1 500 km sur l’ensemble de l’île. On y trouve des parcours pour tous les niveaux, du sentier familial d’une heure aux traversées de plusieurs jours qui exigent une solide expérience de la montagne. C’est cette richesse qui fait de la randonnée corse une destination incontournable, et c’est ce que je vais détailler dans ce guide.

Voir aussi Randonnée dans les Dolomites : itinéraires, conseils pratiques et plus beaux sentiers
GR20 : le sentier mythique de la montagne corse
Impossible de parler de randonnée en Corse sans commencer par le GR20. Ce sentier de grande randonnée, souvent qualifié de plus beau trek d’Europe, relie Calenzana (en Balagne, au nord-ouest) à Conca (au sud-est, près de Porto-Vecchio) sur environ 180 km. Il traverse la chaîne montagneuse dorsale de l’île en 16 étapes officielles, avec un dénivelé positif cumulé qui dépasse 14 000 m.
Je tiens à être claire : le GR20 n’est pas une simple randonnée. C’est un trek engagé qui demande une excellente condition physique et une vraie expérience de la montagne. Certains passages, notamment dans la partie nord entre Calenzana et Vizzavona, comportent des sections d’escalade facile (cotation I à II), des dalles granitiques exposées et des passages câblés. La partie sud, de Vizzavona à Conca, est globalement moins technique mais reste exigeante par ses dénivelés.
Les étapes clés du GR20
La partie nord (étapes 1 à 9) est la plus spectaculaire et la plus difficile. On y trouve les passages emblématiques de la brèche de Capitello, du cirque de la Solitude (fermé depuis 2015 et remplacé par une variante) et de la montée vers le Monte Rotondo (2 622 m). Les refuges de Carrozzu, d’Asco Stagnu et de Manganu sont parmi les plus demandés.
La partie sud (étapes 10 à 16) offre des paysages plus doux avec les plateaux du Cuscionu, les aiguilles de Bavella et la descente vers la mer. Beaucoup de randonneurs choisissent de ne faire que la moitié nord ou la moitié sud, en commençant ou terminant à Vizzavona, gare ferroviaire accessible par le train Corse.
La durée classique est de 16 jours, mais les marcheurs rapides bouclent le parcours en 10 à 12 jours en doublant certaines étapes. Les traileurs les plus aguerris le font en moins de 40 heures ; le record actuel est inférieur à 32 heures. Pour la grande majorité des randonneurs, je recommande de prévoir 14 à 16 jours avec au moins une journée de repos.
La réservation des refuges du PNRC se fait sur le site officiel du Parc naturel régional de Corse. Comptez environ 14 à 16 € par nuit en refuge (sans repas) et 7 € pour un emplacement de bivouac à proximité d’un refuge. Le bivouac sauvage est interdit dans le parc.
Les plus belles randonnées faciles en Corse
La Corse ne se résume pas au GR20. L’île regorge de randonnées faciles qui permettent à des familles ou à des marcheurs occasionnels de profiter de paysages grandioses. J’en ai sélectionné cinq qui, selon moi, offrent le meilleur rapport effort/émerveillement.
Les calanques de Piana
Classées au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1983, les calanques de Piana offrent plusieurs sentiers balisés dans un chaos granitique rouge spectaculaire. Le sentier du Château Fort (environ 1 h aller-retour, 100 m de dénivelé) est le plus accessible et mène à un belvédère époustouflant sur le golfe de Porto. Le départ se fait depuis la route D81 entre Piana et Porto, où des parkings aménagés accueillent les randonneurs.
Le lac de Nino
Ce lac glaciaire situé à 1 743 m d’altitude est entouré de pozzines, ces pelouses spongieuses ponctuées de petites mares qui ressemblent à des éponges géantes. L’accès le plus facile part du col de Vergio (1 477 m) sur la D84 : comptez environ 3 h 30 aller-retour pour 500 m de dénivelé positif. Le sentier est bien balisé et praticable par des enfants habitués à marcher. Ce paysage m’a rappelé certains plateaux tourbeux du Cézallier cantalien, en plus spectaculaire.
Le sentier des Douaniers (Macinaggio à Barcaggio)
À l’extrême nord du Cap Corse, ce sentier littoral de 7 km longe la côte entre les tours génoises et les plages désertes. La marche est quasiment plate, le balisage jaune est excellent, et l’on passe par la plage de Tamarone avant d’atteindre le village de Barcaggio et son port minuscule. Comptez 2 h 30 à 3 h de marche dans un sens. Un bateau-navette permet le retour en saison estivale.
La forêt de Bonifatu
Située dans la vallée de la Figarella, près de Calvi, cette forêt domaniale offre des sentiers ombragés sous les pins laricio centenaires. Le circuit de la Figarella (environ 2 h, 200 m de dénivelé) longe la rivière et ses vasques naturelles, idéales pour une baignade après la marche. C’est un excellent point de départ pour les familles qui veulent un avant-goût de la montagne corse sans la difficulté.
Les îles Lavezzi
Depuis Bonifacio, des navettes maritimes rejoignent l’archipel des Lavezzi en 30 minutes. Le sentier balisé fait le tour de l’île principale en 1 h à 1 h 30, sans dénivelé, entre rochers de granit poli et eaux turquoise. C’est davantage une balade qu’une randonnée, mais la beauté du site justifie le détour. Accès limité en haute saison ; prévoir la réservation du bateau à l’avance.
Pour les familles qui souhaitent aussi découvrir la montagne auvergnate avec des parcours accessibles, j’ai rédigé un guide complet sur les randonnées faciles dans le Cantal qui applique la même logique de sélection.

Randonnées intermédiaires pour marcheurs réguliers
Entre les balades familiales et le GR20, la Corse offre des randonnées d’une journée qui demandent un bon niveau de forme sans nécessiter d’équipement technique. Ce sont souvent mes préférées, car elles permettent de toucher à l’âme montagneuse de l’île en une seule journée.
Le Monte Cintu (2 706 m)
Le toit de la Corse se gravit en une longue journée depuis le refuge de l’Erco Stagnu, au-dessus de la station d’Asco. Comptez 7 à 8 h aller-retour pour environ 1 300 m de dénivelé positif. L’itinéraire n’est pas technique au sens alpin, mais il impose des passages sur des éboulis instables et une orientation parfois délicate en l’absence de brouillard. Je recommande un départ avant 6 h du matin pour éviter les orages d’après-midi, fréquents de juin à septembre.
Les aiguilles de Bavella
Depuis le col de Bavella (1 218 m), plusieurs itinéraires permettent de s’approcher de ces tours de granit rouge. Le plus classique, le trou de la Bombe, est une arche naturelle accessible en 1 h 30 de marche avec un passage légèrement aérien. Pour les plus entraînés, la variante alpine du GR20 traverse les aiguilles en une journée exigeante (7 à 9 h, passages de II). Le panorama depuis les crêtes, entre forêt de pins et mer Tyrrhénienne, est l’un des plus beaux de Méditerranée.
Les gorges de la Restonica et les lacs
Au départ de Corte, la route remonte la vallée de la Restonica jusqu’aux bergeries de Grotelle (1 370 m). De là, un sentier raide mène au lac de Mélo (1 711 m) en 1 h 30, puis au lac de Capitello (1 930 m) en 1 h supplémentaire. Le dénivelé total avoisine 700 m. C’est l’une des randonnées les plus fréquentées de l’île ; je conseille d’y aller en juin ou septembre pour éviter la foule estivale. L’accès routier est réglementé en été (navettes obligatoires certains jours).
La cascade de Purcaraccia
Dans la région de Bavella, cette cascade se rejoint par un sentier de 2 h aller-retour qui traverse le maquis avant de plonger dans un canyon aux vasques émeraude. Le passage final nécessite de bonnes chaussures et un pied sûr. La baignade dans les vasques est possible, mais l’eau reste fraîche même en plein été. Comme pour la découverte des cascades du Cantal, il vaut mieux venir tôt le matin pour profiter du site sans cohue.
Voir aussi Chaussure de ski taille : guide complet pour trouver la bonne pointure
Mare a Mare et Mare e Monti : les traversées alternatives
Le GR20 monopolise souvent l’attention, mais la Corse possède d’autres traversées itinérantes moins exigeantes et tout aussi belles. Les sentiers Mare a Mare (de mer à mer) et Mare e Monti (de mer et montagne) ont été créés par le PNRC dans les années 1980 pour ouvrir l’intérieur de l’île aux randonneurs de niveau moyen.
Le Mare a Mare Sud
De Porto-Vecchio à Propriano, ce sentier traverse l’Alta Rocca en 5 étapes (environ 70 km). Il passe par les villages de Quenza, Sainte-Lucie-de-Tallano et Burgo, et permet de découvrir le patrimoine rural corse : ponts génois, églises romanes, forêts de chênes verts. Le balisage est en orange. Les hébergements en gîte d’étape coûtent entre 30 et 50 € la nuit en demi-pension. C’est l’itinéraire que je recommande en priorité aux marcheurs qui veulent une traversée sans la difficulté du GR20.
Le Mare e Monti Nord
De Calenzana à Cargèse en 10 étapes, ce sentier alterne entre maquis littoral et forêts de moyenne montagne. Il offre des vues spectaculaires sur le golfe de Girolata, accessible uniquement à pied ou par bateau, et classé au patrimoine mondial. La difficulté est modérée, avec des étapes de 4 à 6 h de marche et des dénivelés rarement supérieurs à 800 m. L’hébergement se fait en gîte dans les villages traversés.
Ces itinéraires rappellent la philosophie des routes panoramiques du massif cantalien : relier les villages, les paysages et les traditions en suivant le rythme naturel du relief. En Corse, le maquis remplace l’estive, mais l’esprit est le même.
Préparer sa randonnée en Corse : équipement et logistique
Après avoir couvert les itinéraires, il est temps de parler concret. La préparation d’une randonnée en Corse ne s’improvise pas, surtout si l’on vise les sentiers de montagne. Voici ce que j’ai appris en combinant mon expérience cantalienne et mes séjours insulaires.
Quand partir
La saison de randonnée s’étend de mi-mai à mi-octobre. Pour le GR20, les refuges ouvrent généralement début juin et ferment mi-octobre. Les mois de juin et septembre offrent le meilleur compromis entre météo clémente, fréquentation modérée et disponibilité des refuges. En juillet-août, la chaleur sur le littoral peut dépasser 35 °C et les sentiers populaires sont très fréquentés. En altitude, les températures restent agréables (15 à 25 °C en journée) mais les orages sont fréquents l’après-midi.
Équipement essentiel
Pour une randonnée à la journée en Corse, l’équipement de base ressemble à ce que j’emporte dans le massif du Puy Griou, avec quelques adaptations insulaires :
- Chaussures de randonnée montantes à semelle Vibram : le granit corse est abrasif et les sentiers souvent rocheux. Les chaussures basses ne conviennent que pour les balades littorales
- 2 litres d’eau minimum par personne : les sources sont rares en été sur le maquis. En montagne, elles sont plus fréquentes mais pas toujours potables sans filtration
- Protection solaire complète : crème indice 50, chapeau, lunettes. L’ensoleillement insulaire est bien supérieur à celui du Massif central
- Veste imperméable légère : les orages de convection surviennent sans prévenir, même par ciel bleu le matin
- Carte IGN au 1:25 000 de la zone concernée et éventuellement une trace GPS en complément. La couverture réseau est aléatoire en montagne
Pour ceux qui prévoient un trek de plusieurs jours, le choix des chaussures bien ajustées est encore plus déterminant : un mauvais choix de pointure sur le GR20, c’est l’abandon garanti au bout de trois étapes.
Accès et transports
La Corse est desservie par quatre aéroports (Ajaccio, Bastia, Calvi, Figari) et par des ferries depuis Marseille, Toulon et Nice. Les principales compagnies maritimes proposent des traversées nocturnes qui permettent d’arriver tôt le matin. Sur l’île, le réseau de bus est limité hors saison, et le train corse (Bastia-Ajaccio via Corte, et Calvi-Ponte Leccia) constitue un axe utile pour rejoindre certains départs de randonnée, notamment Vizzavona et Corte. La location d’un véhicule reste le moyen le plus souple pour accéder aux différents trailheads.

Comparatif des grands itinéraires corses
Pour vous aider à choisir la traversée qui correspond à votre niveau et à votre disponibilité, j’ai rassemblé les données essentielles dans ce tableau comparatif.
| Itinéraire | Distance | Durée | Dénivelé cumulé (D+) | Difficulté | Hébergement |
|---|---|---|---|---|---|
| GR20 complet | 180 km | 14 à 16 jours | ~14 000 m | Difficile à très difficile | Refuges PNRC (14-16 €/nuit) |
| GR20 Nord (Calenzana-Vizzavona) | 90 km | 7 à 9 jours | ~7 500 m | Très difficile | Refuges PNRC |
| GR20 Sud (Vizzavona-Conca) | 90 km | 6 à 8 jours | ~6 500 m | Difficile | Refuges PNRC |
| Mare a Mare Sud | 70 km | 5 jours | ~3 500 m | Modérée | Gîtes d’étape (30-50 €/nuit) |
| Mare a Mare Centre | 85 km | 7 jours | ~4 200 m | Modérée | Gîtes d’étape |
| Mare a Mare Nord | 55 km | 4 jours | ~2 800 m | Modérée | Gîtes d’étape |
| Mare e Monti Nord | 130 km | 10 jours | ~6 000 m | Modérée à difficile | Gîtes d’étape |
| Mare e Monti Sud | 70 km | 5 jours | ~3 000 m | Modérée | Gîtes d’étape |
Ce comparatif montre bien que la Corse propose un spectre complet d’itinéraires. Pour un premier séjour de randonnée corse d’une semaine, le Mare a Mare Sud ou la moitié sud du GR20 constituent des choix judicieux. Les marcheurs expérimentés qui disposent de deux semaines trouveront dans le GR20 complet l’aventure d’une vie.
Sécurité, réglementation et respect du milieu
La montagne corse n’est pas un terrain de jeu anodin. Chaque saison, les secours en montagne interviennent sur des randonneurs en difficulté, souvent par sous-estimation du terrain ou mauvaise préparation. Voici les règles que j’applique systématiquement.
Météo et dangers objectifs
Les orages constituent le danger principal en été. Ils surviennent typiquement entre 13 h et 17 h et peuvent être violents, avec de la grêle et des vents forts en altitude. La règle est simple : être sur les crêtes et les cols avant midi. La foudre a causé plusieurs accidents mortels sur le GR20. Je consulte systématiquement le bulletin Météo-France spécifique à la montagne corse la veille et le matin même de chaque randonnée.
La déshydratation est l’autre risque majeur. Le maquis en plein été est un four : températures au sol supérieures à 40 °C, pas d’ombre, sources rares. Même en montagne, le granit réverbère la chaleur. Deux litres d’eau par personne, c’est un minimum ; pour une journée complète en été, je prévois plutôt trois litres.
Réglementation du bivouac et des feux
Le bivouac est interdit dans le périmètre du Parc naturel régional de Corse, sauf sur les aires désignées à proximité des refuges (entre 19 h et 9 h). En dehors du parc, le bivouac est toléré sous réserve de l’accord du propriétaire du terrain. Les feux sont strictement interdits sur l’ensemble de l’île du 1er juin au 30 septembre, y compris les réchauds à flamme nue dans certaines zones. Les infractions sont passibles d’amendes lourdes. Cette réglementation, détaillée sur le site de la préfecture de Corse, vise à prévenir les incendies de forêt qui ravagent régulièrement le maquis.
Respect de la faune et de la flore
La Corse abrite des espèces endémiques fragiles : le mouflon corse, la sittelle corse, le pin laricio. Sur les sentiers, il est impératif de ne pas couper les lacets (ce qui accélère l’érosion), de ne rien cueillir et de ramener tous ses déchets. Les pozzines du lac de Nino, en particulier, sont des milieux extrêmement fragiles ; il est interdit d’y marcher ou d’y planter une tente. Cette philosophie du « leave no trace » est la même que celle que je défends dans le massif du Puy Violent ou sur les sentiers des gorges de la Jordanne.
Numéros d’urgence et secours
En cas d’accident en montagne, composez le 112 (numéro européen) ou le 114 par SMS si le réseau vocal est insuffisant. Le PGHM (Peloton de gendarmerie de haute montagne) d’Ajaccio coordonne les secours héliportés. Avant toute randonnée engagée, je laisse mon itinéraire et mon heure de retour prévue à une personne de confiance, et j’emporte une couverture de survie et un sifflet.
À retenir avant de partir
À retenir
- Réservez les refuges du PNRC au moins 3 à 4 semaines à l’avance en haute saison sur le site officiel du parc, les places partent vite de mi-juin à mi-septembre
- Privilégiez juin ou septembre pour combiner météo favorable et sentiers moins fréquentés ; en juillet-août, partez avant 7 h pour éviter la chaleur et la foule
- Emportez au minimum 2 à 3 litres d’eau par personne et par jour, surtout sur les sentiers du maquis où les sources sont rares
- Pour un premier séjour itinérant, choisissez le Mare a Mare Sud (5 jours, difficulté modérée) plutôt que le GR20, qui exige une préparation spécifique
- Consultez le bulletin météo montagne Corse de Météo-France chaque matin et planifiez votre passage des crêtes avant midi pour éviter les orages
Questions fréquentes
Quelles sont les plus belles randonnées faciles en Corse ?
Les calanques de Piana (1 h aller-retour), le sentier des Douaniers au Cap Corse (2 h 30), le lac de Nino depuis le col de Vergio (3 h 30), la forêt de Bonifatu près de Calvi (2 h) et le tour des îles Lavezzi (1 h 30) figurent parmi les plus belles randonnées accessibles à tous. Aucune ne nécessite d’équipement technique particulier, hormis de bonnes chaussures de marche.
Quelle distance fait le GR20 en Corse ?
Le GR20 s’étend sur environ 180 km entre Calenzana (Balagne) et Conca (sud-est), avec un dénivelé positif cumulé dépassant 14 000 m répartis sur 16 étapes officielles. La plupart des randonneurs le parcourent en 14 à 16 jours, mais il est possible de n’en faire que la moitié nord ou sud en une semaine.
Quelle est la meilleure période pour randonner en Corse ?
La période idéale s’étend de mi-mai à mi-octobre. Les mois de juin et septembre offrent le meilleur compromis : températures agréables en montagne (15 à 25 °C), moindre fréquentation des sentiers et refuges plus facilement disponibles. En juillet-août, la chaleur sur le littoral dépasse souvent 35 °C et les sentiers populaires sont très fréquentés.
Peut-on bivouaquer librement en Corse ?
Non, le bivouac est interdit dans le Parc naturel régional de Corse, sauf sur les aires aménagées près des refuges entre 19 h et 9 h (environ 7 € la nuit). En dehors du parc, le bivouac est toléré sous réserve d’accord du propriétaire. Les feux sont strictement interdits partout sur l’île du 1er juin au 30 septembre.
Combien coûte une nuit en refuge sur le GR20 ?
Une nuit en refuge du PNRC coûte entre 14 et 16 € par personne sans repas. L’emplacement de bivouac près d’un refuge revient à environ 7 €. En gîte d’étape sur les sentiers Mare a Mare ou Mare e Monti, comptez entre 30 et 50 € la nuit en demi-pension. La réservation est indispensable en haute saison.
Faut-il un guide pour faire le GR20 ?
Un guide n’est pas obligatoire, mais il est fortement recommandé pour les randonneurs qui n’ont pas d’expérience de la haute montagne. La partie nord du GR20 comporte des passages aériens, des dalles granitiques et des sections câblées qui nécessitent un bon sens de l’orientation et de l’assurance en terrain rocheux. Plusieurs agences corses proposent des accompagnements à la carte ou sur la totalité du parcours.
Camille Vaissière est rédactrice tourisme basée à Aurillac. Elle arpente le Cantal et l'Auvergne depuis quinze ans, des villages classés de la Châtaigneraie aux crêtes du Puy Mary, et couvre le patrimoine, la randonnée, la gastronomie et les traditions du département.
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