Culminant à 1 787 mètres, le Puy Mary est le deuxième sommet du Cantal et l’un des panoramas les plus spectaculaires du Massif central : par temps clair, la vue porte sur sept départements. Pourtant, chaque été, des randonneurs arrivent au pied du volcan sans savoir qu’il existe quatre versants de montée très différents, du sentier pavé de trente minutes au parcours de crête de cinq heures. Résultat : embouteillages au Pas de Peyrol, familles découragées par le dénivelé, marcheurs aguerris frustrés par la foule. Ce guide détaille chaque itinéraire, ses conditions d’accès, ses parkings et la saison idéale pour en profiter, afin que vous choisissiez le versant adapté à votre forme, votre temps et vos envies.
Dans cet article
- Le Pas de Peyrol (versant ouest) est l’accès le plus court : 30 minutes de montée, 250 marches, accessible dès 5 ans
- Le versant Mandailles (est) offre une randonnée de 3 h 30 aller-retour avec 750 m de dénivelé, idéale pour les marcheurs réguliers
- Le versant Jordanne (sud-est) par la brèche de Roland est le plus sauvage : 5 h de boucle, niveau confirmé
- Le parking du Pas de Peyrol est payant (5 € en 2025) et saturé dès 10 h en juillet-août ; les navettes depuis Salers ou Le Claux évitent le stress
- La route du Pas de Peyrol ouvre généralement entre mi-mai et fin octobre, selon l’enneigement
- Le versant nord par le Puy Chavaroche convient aux randonneurs entraînés : 4 h, 650 m de dénivelé, peu de monde
Sommaire
- Le Puy Mary, Grand Site de France volcanique
- Versant ouest : la montée classique depuis le Pas de Peyrol
- Versant est : l’ascension sportive par Mandailles-Saint-Julien
- Versant sud-est : la brèche de Roland et la vallée de la Jordanne
- Versant nord : la traversée par le Puy Chavaroche
- Tableau comparatif des quatre versants
- Accès, parkings et navettes : tout ce qu’il faut savoir
- Quel versant choisir selon son niveau et sa situation
- Conseils d’équipement et de sécurité
- À retenir avant de partir
Le Puy Mary, Grand Site de France volcanique
Le Puy Mary n’est pas un simple sommet : c’est le cœur d’un stratovolcan éteint de 70 km de diamètre, le plus vaste d’Europe. Labellisé Grand Site de France depuis 2012, il attire environ 500 000 visiteurs par an, dont la grande majorité emprunte le versant ouest depuis le col du Pas de Peyrol. Ce sommet pyramidal coiffe un ensemble de vallées glaciaires en étoile : la Cère, la Jordanne, la Maronne, l’Impradine, chacune offrant un itinéraire de montée distinct.
Géologiquement, le Puy Mary est un neck phonolithique, un ancien conduit de lave mis à nu par l’érosion. Les strates de brèches volcaniques qui composent ses flancs expliquent à la fois la raideur de certaines pentes et la fragilité du sentier sommital, d’où l’aménagement d’escaliers en pierre qui limitent l’érosion. Le sommet offre un panorama à 360° : plomb du Cantal au sud-est, monts Dore au nord-est, monts du Forez par temps limpide, et l’alignement spectaculaire des vallées rayonnantes.
Le classement Grand Site impose des règles : pas de bivouac sur le sommet, chiens tenus en laisse, interdiction de quitter les sentiers balisés sur la zone sommitale. Ces contraintes préservent un milieu fragile où poussent la jasione des montagnes et l’arnica, et où niche le pipit spioncelle.
Voir aussi Raquettes dans le Cantal : les itinéraires balisés et le matériel utile
Versant ouest : la montée classique depuis le Pas de Peyrol
C’est l’itinéraire que 90 % des visiteurs empruntent, et pour cause : le Pas de Peyrol, plus haut col routier du Massif central à 1 589 m, raccourcit considérablement l’effort. Depuis le parking, il reste 198 mètres de dénivelé positif pour atteindre le sommet à 1 787 m.
Descriptif du sentier
Le chemin démarre sur une large piste empierrée, puis grimpe en lacets serrés sur un escalier de pierres taillées. On compte environ 250 marches sur la portion la plus raide. Le sentier est balisé de piquets jaunes et de marques peintes. La pente moyenne avoisine 25 %, avec des passages à 35 % sur les cent derniers mètres.
Durée : 25 à 35 minutes en montée, 20 minutes en descente pour un marcheur moyen. Comptez 45 minutes si vous montez avec de jeunes enfants.
Difficulté : facile à modéré. Le sentier est praticable dès 5 ans pour des enfants habitués à marcher. En revanche, il n’est pas accessible aux poussettes ni aux fauteuils roulants. Les personnes souffrant de vertiges peuvent être gênées sur la crête sommitale, où le sentier longe un à-pic côté est.

Ce qu’il faut savoir avant de partir
En plein été, le Pas de Peyrol voit défiler des centaines de marcheurs par heure. Pour éviter la cohue, je recommande de partir avant 9 h ou après 16 h 30. Le matin, la lumière rasante sur les vallées est un bonus photographique. Attention : le sommet se couvre de nuages fréquemment l’après-midi entre juin et août. Par brouillard épais, l’orientation reste simple grâce aux marches, mais le panorama disparaît, ce qui ôte l’essentiel de l’intérêt.
En complément de cette montée, une boucle par la route des crêtes permet de rallier le Puy Chavaroche ou le col de Serre pour varier le retour.
Versant est : l’ascension sportive par Mandailles-Saint-Julien
Ce versant est le choix des randonneurs qui veulent gagner le sommet par leurs propres moyens, sans la voiture qui fait 80 % du travail. Le départ se fait depuis la vallée de la Jordanne, au village de Mandailles-Saint-Julien (altitude environ 1 050 m).
Itinéraire détaillé
Depuis le parking gratuit du village (une vingtaine de places près de la mairie), le GR 400 monte par la forêt de hêtres, puis traverse les estives. Le sentier passe par la Brèche de Rolland (à ne pas confondre avec celle des Pyrénées), une échancrure rocheuse à 1 680 m, avant d’atteindre la crête qui mène au sommet.
Distance : environ 6,5 km aller (13 km aller-retour).
Dénivelé positif : 740 m.
Durée : 2 h à 2 h 30 en montée, 1 h 30 en descente. Comptez 3 h 30 à 4 h 30 pour l’aller-retour avec les pauses.
Balisage : rouge et blanc du GR 400, puis piquets jaunes sur la crête.
L’intérêt de ce versant est triple : la solitude relative (on croise rarement plus de dix personnes), la traversée d’une forêt magnifique au printemps et à l’automne, et l’arrivée par la crête est, plus aérienne et spectaculaire que l’escalier ouest. La difficulté est moyenne à soutenue : il faut avoir l’habitude de marcher trois heures en montagne.
Depuis Mandailles, il est également possible de rejoindre les gorges de la Jordanne pour une journée combinant randonnée en altitude et fraîcheur en fond de vallée.
Versant sud-est : la boucle par l’Impradine et le col de Cabre
Ce versant est mon préféré. Il combine la vallée de l’Impradine, l’une des plus belles vallées glaciaires du massif, avec une arrivée par le col de Cabre (1 528 m) puis la crête sud-ouest. C’est l’itinéraire le plus sauvage et le plus long.
Itinéraire
Le départ se fait depuis le parking de la Cheylade ou depuis Le Claux (parking des Sagnes, gratuit). Le sentier remonte le cirque de l’Impradine, longe la cascade du même nom, puis grimpe au col de Cabre par un sentier en lacets dans l’herbe rase. Du col, on suit la crête vers le nord pour atteindre le Puy Mary par son arête sud.
Distance : 14 km en boucle (retour par le Pas de Peyrol et le GR 400).
Dénivelé positif cumulé : 850 m.
Durée : 5 h à 6 h selon le rythme.
Difficulté : soutenue. L’arête sommitale côté sud est étroite par endroits, avec une exposition modérée. Par temps humide, les roches phonolithiques sont glissantes. Ce versant est réservé aux randonneurs confirmés à l’aise en terrain montagnard.
En redescendant, un détour par la cascade de Faillitoux ajoute une heure mais offre l’un des plus beaux spectacles du Cantal.

Voir aussi Randonner dans le Cantal avec des enfants : dénivelé, durée et sécurité
Versant nord : la traversée par le Puy Chavaroche
Ce quatrième itinéraire emprunte la crête nord depuis le Puy Chavaroche (1 739 m), sommet voisin souvent ignoré des visiteurs pressés. Le parcours suit l’arête qui relie les deux sommets, avec des vues plongeantes sur la vallée de la Maronne d’un côté et celle de la Jordanne de l’autre.
Point de départ et tracé
Depuis le col de Serre (1 364 m), accessible par la route départementale depuis Salers, on monte d’abord au Puy Chavaroche (1 h, 375 m de dénivelé), puis on enchaîne par la crête vers le Puy Mary (1 h supplémentaire, 200 m de dénivelé en crête avec plusieurs ressauts). Le retour peut se faire par le même chemin ou en descendant au Pas de Peyrol pour prendre la navette.
Distance : 10 km aller-retour.
Dénivelé positif cumulé : 650 m.
Durée : 4 h à 4 h 30.
Difficulté : moyenne à soutenue. La crête n’est pas exposée de façon dangereuse, mais quelques passages demandent de poser les mains. Le balisage est moins évident que sur le versant ouest : des cairns et quelques marques jaunes guident le cheminement.
Ce versant offre l’avantage d’une fréquentation très faible, même en août. C’est aussi le meilleur choix pour observer les troupeaux de vaches Salers en estive, les burons restaurés et les rapaces (milans royaux, faucons crécerelles). En descendant vers Salers après la randonnée, ne manquez pas de goûter la gentiane de Salers dans l’un des cafés de la place Tyssandier-d’Escous.
Tableau comparatif des quatre versants
Ce tableau synthétise les données essentielles pour choisir rapidement votre itinéraire.
| Versant | Départ | Dénivelé positif | Distance | Durée (aller-retour) | Difficulté | Fréquentation |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Ouest (Pas de Peyrol) | Col du Pas de Peyrol (1 589 m) | 198 m | 1,4 km A/R | 1 h | Facile | Très forte |
| Est (Mandailles) | Mandailles-Saint-Julien (1 050 m) | 740 m | 13 km A/R | 3 h 30 à 4 h 30 | Moyenne | Faible |
| Sud-est (Impradine) | Le Claux / La Cheylade (1 000 m) | 850 m | 14 km (boucle) | 5 h à 6 h | Soutenue | Très faible |
| Nord (Chavaroche) | Col de Serre (1 364 m) | 650 m | 10 km A/R | 4 h à 4 h 30 | Moyenne à soutenue | Faible |
Accès, parkings et navettes : tout ce qu’il faut savoir
Les trois routes d’accès au Pas de Peyrol
Le col du Pas de Peyrol est desservi par trois routes départementales, toutes sinueuses et étroites :
- Depuis Salers (ouest) : D 680 puis D 35, environ 25 km, 45 minutes. Route large et bien entretenue, c’est l’accès le plus fréquenté.
- Depuis Aurillac / vallée de la Jordanne (sud) : D 17 par Mandailles, environ 35 km, 50 minutes. Route pittoresque mais très étroite dans les derniers kilomètres.
- Depuis Murat / Le Lioran (est) : D 680 par le col de Serre, environ 30 km, 40 minutes. Accès pratique si vous logez dans le secteur de Murat.
Les trois routes sont fermées en hiver, généralement de novembre à mi-mai. L’ouverture exacte dépend de l’enneigement et des travaux de déblaiement. Le site officiel du Grand Site Puy Mary publie les dates d’ouverture dès qu’elles sont confirmées.
Parkings et tarifs
Le parking du Pas de Peyrol dispose d’environ 150 places. Il est payant de juin à septembre : 5 € par véhicule (tarif 2025, susceptible d’évolution). Le paiement se fait à l’horodateur ou par application mobile. Un parking supplémentaire de délestage se trouve 800 m en contrebas côté Salers, gratuit mais sans sanitaires.
Pour les autres versants, les parkings sont gratuits : parking de Mandailles (20 places environ), parking des Sagnes au Claux (30 places), col de Serre (15 places en bord de route).
Si vous voyagez en van ou camping-car, sachez que les véhicules de plus de 7,5 mètres sont interdits sur la D 680 dans la montée au Pas de Peyrol. Les camping-cars classiques (moins de 7 m) passent sans difficulté, mais le stationnement nocturne est interdit sur le parking du col.

Les navettes estivales
Depuis plusieurs étés, le département du Cantal met en place des navettes gratuites pour désengorger le Pas de Peyrol. Les lignes principales relient Salers et Le Claux au col, avec des départs toutes les 30 à 45 minutes en juillet-août. Les horaires sont publiés chaque année sur le site de la collectivité départementale du Cantal. Je recommande vivement ce service : il supprime le stress du parking, et le trajet en bus offre déjà de beaux points de vue sur les estives.
Quel versant choisir selon son niveau et sa situation
Le choix du versant dépend de trois critères : votre condition physique, le temps dont vous disposez et la composition de votre groupe.
Vous êtes en famille avec de jeunes enfants
Le versant ouest depuis le Pas de Peyrol est le seul choix raisonnable. Les enfants dès 5 ans peuvent monter, à condition de prendre leur temps et de les tenir par la main dans les passages les plus raides. Prévoyez de l’eau, un coupe-vent et un en-cas. Si vos enfants n’ont jamais randonné, commencez peut-être par une balade facile dans le Cantal pour tester leur endurance avant de les emmener au Puy Mary.
Vous êtes un marcheur occasionnel
Le versant ouest reste votre meilleur choix. Si vous marchez régulièrement (une sortie de 2 à 3 heures par mois) et que vous souhaitez éviter la foule, le versant nord par le col de Serre et le Puy Chavaroche est accessible : la difficulté est progressive et le sentier bien tracé. Partez tôt le matin.
Vous êtes un randonneur régulier
Le versant est par Mandailles est l’itinéraire idéal : suffisamment long pour procurer un vrai sentiment d’accomplissement, avec un dénivelé honnête et une belle variété de paysages. La traversée de la hêtraie est un enchantement en octobre, quand les feuilles virent à l’or et au cuivre.
Vous êtes un montagnard confirmé
La boucle sud-est par l’Impradine et le col de Cabre est la plus belle randonnée du massif cantalien, avec la traversée complète du Puy Violent comme seul rival. Si vous cherchez un itinéraire de crête engagé mais non technique, c’est celui-ci qu’il faut choisir. Ajoutez une nuit en bivouac dans les estives pour transformer la journée en micro-aventure.
Vous avez une mobilité réduite
Aucun des quatre versants n’est accessible en fauteuil roulant. Cependant, la terrasse panoramique du Pas de Peyrol, au départ du sentier, offre déjà une vue remarquable sur la vallée de la Maronne et les crêtes environnantes. La Maison du site, située en contrebas, propose une exposition interactive sur le volcanisme cantalien, accessible aux personnes à mobilité réduite.
Conseils d’équipement et de sécurité
Même pour le versant le plus court, quelques précautions s’imposent. Le sommet du Puy Mary est un milieu de montagne, avec les aléas que cela implique.
Équipement recommandé par versant
Pour le versant ouest, des chaussures de marche à semelle crantée suffisent. Les tongs et sandales sont vivement déconseillées : les marches de pierre sont irrégulières et glissantes par temps humide. Pour les trois autres versants, des chaussures de randonnée montantes sont indispensables, ainsi qu’un sac à dos contenant au minimum :
- 1,5 litre d’eau par personne (pas de point d’eau potable sur les crêtes)
- Une veste imperméable et coupe-vent, même par beau temps
- Un vêtement chaud (polaire ou doudoune légère) : au sommet, la température peut être 10 à 15 °C inférieure à celle de la vallée
- De la crème solaire et des lunettes, l’exposition aux UV est forte en altitude
- Une carte IGN Top 25 n° 2435 OT ou l’application mobile équivalente
- Un en-cas énergétique pour les itinéraires de plus de 3 heures
Météo et périodes à privilégier
La meilleure période pour monter au Puy Mary se situe entre mi-juin et mi-octobre. Septembre est mon mois préféré : les journées sont encore longues, l’air est limpide, les estives virent au jaune et la fréquentation chute de moitié par rapport à août.
Les orages d’été sont fréquents et dangereux sur les crêtes. Consultez la météo le matin même et n’hésitez pas à renoncer si des orages sont annoncés l’après-midi. Le sommet est le point le plus exposé aux éclairs de tout le massif. En cas d’orage surprise, redescendez immédiatement en dessous de la ligne de crête et éloignez-vous des pylônes et clôtures métalliques.
Au printemps (mai-juin), des névés subsistent parfois sur le versant nord et la boucle sud-est. Ils ne nécessitent pas de crampons mais rendent le terrain glissant. Le bulletin montagne de Météo-France donne l’état des conditions en altitude.
Règles du Grand Site
Le Puy Mary est classé Grand Site de France. À ce titre, certaines règles s’appliquent : chiens en laisse obligatoire, interdiction de cueillir les fleurs, interdiction de sortir des sentiers balisés sur la zone sommitale, pas de drone sans autorisation préfectorale. Les feux sont évidemment interdits. Ces règles ne sont pas de la bureaucratie : elles protègent un écosystème d’altitude fragile, soumis à une pression touristique croissante.
Après la randonnée, une halte gourmande s’impose : les burons et fermes-auberges des estives du Cantal servent de la truffade, de l’aligot et du fromage de Salers dans un cadre incomparable. Le buron de la Montagne, accessible depuis le col de Serre, est l’une des adresses les plus authentiques du secteur.
À retenir
- Consultez le site officiel du Grand Site Puy Mary pour vérifier l’ouverture de la route du Pas de Peyrol avant de partir, surtout en mai-juin et en octobre
- Pour éviter la saturation du parking en été, utilisez les navettes gratuites depuis Salers ou Le Claux, ou partez avant 9 h
- Choisissez votre versant en fonction de votre niveau réel : le versant ouest pour les familles, Mandailles pour les marcheurs réguliers, l’Impradine pour les confirmés
- Emportez toujours une veste coupe-vent et 1,5 litre d’eau par personne, même pour la montée de 30 minutes depuis le Pas de Peyrol
- En cas d’orage annoncé l’après-midi, partez à l’aube ou reportez : le sommet est le point le plus exposé du massif
Questions fréquentes
Où se garer pour monter au Puy Mary ?
Le parking principal se trouve au col du Pas de Peyrol (1 589 m), avec environ 150 places. Il est payant en été (5 € par véhicule). Un parking de délestage gratuit se situe 800 m en contrebas côté Salers. Pour les versants est et sud-est, les parkings de Mandailles et du Claux sont gratuits. En plein été, les navettes départementales gratuites depuis Salers ou Le Claux sont la meilleure option pour éviter la saturation.
Combien de marches faut-il monter pour atteindre le sommet du Puy Mary ?
Depuis le Pas de Peyrol, le sentier comporte environ 250 marches de pierre taillée sur les 198 mètres de dénivelé. La montée prend entre 25 et 35 minutes pour un marcheur moyen. Les marches sont irrégulières et peuvent être glissantes par temps humide : des chaussures à semelle crantée sont recommandées.
Le Puy Mary est-il accessible aux enfants ?
Le versant ouest depuis le Pas de Peyrol est accessible aux enfants dès 5 ans, à condition qu’ils aient l’habitude de marcher et qu’un adulte les accompagne dans les passages raides. Les trois autres versants (Mandailles, Impradine, Chavaroche) sont des randonnées de 3 h 30 à 6 h avec un dénivelé important, réservées aux adolescents et adultes en bonne condition physique.
Quelle est la meilleure période pour monter au Puy Mary ?
La saison s’étend de mi-mai à fin octobre, selon l’enneigement. Septembre est le mois idéal : la fréquentation baisse de moitié par rapport à août, l’air est plus limpide pour le panorama et les couleurs automnales commencent à apparaître. En juillet-août, partez avant 9 h pour éviter la foule et les orages de l’après-midi.
Peut-on faire une boucle au Puy Mary sans revenir par le même chemin ?
Oui, plusieurs boucles sont possibles. La plus populaire part du Claux, remonte la vallée de l’Impradine jusqu’au col de Cabre, rejoint le sommet du Puy Mary, puis redescend par le Pas de Peyrol et le GR 400 (14 km, 5 à 6 h, niveau confirmé). On peut aussi combiner la montée par Mandailles avec une descente par le Pas de Peyrol en utilisant la navette pour rejoindre le point de départ.
Le Puy Mary est-il accessible aux personnes à mobilité réduite ?
Le sommet n’est pas accessible en fauteuil roulant. Cependant, la terrasse panoramique du Pas de Peyrol, au pied du sentier, offre déjà une belle vue sur les vallées. La Maison du site, en contrebas du col, est accessible aux personnes à mobilité réduite et propose une exposition sur le volcanisme cantalien.
Camille Vaissière est rédactrice tourisme basée à Aurillac. Elle arpente le Cantal et l'Auvergne depuis quinze ans, des villages classés de la Châtaigneraie aux crêtes du Puy Mary, et couvre le patrimoine, la randonnée, la gastronomie et les traditions du département.
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